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Marie Massiani
Le 13 février 2017
ATELIER "MUSIQUE N°2" du 25/06/2016 - Compte Rendu

ATELIER "MUSIQUE N°2" du 25/06/2016 - Compte Rendu

Cette journée, deuxième volet de l'atelier musique est consacrée à la prise de son musicale acoustique. 



Quatre intervenants aux parcours professionnels bien différents et complémentaires ont animé les différentes conférences. La matinée s'est articulée autour de la prise de son stéréophonique avec Florence Hermitte pour le disque et Céline Grangey pour la captation stéréo. Bergame Periaux et Frédérique Ullmann ont présenté en deuxième partie de journée les problématiques de la prise de son 5.1 et à son rapport à l'image.



1 – Disque stéréo – Florence Hermitte



2 – Captation Stéréo – Céline Grangey



3 – Captation 5.1 et binaural – Bergame Periaux



4 – Exemple de documentaire musical – Frédéric Ullmann 



 



1- Disque stéréo – Florence Hermitte



La prise de son pour le disque est une activité indépendante de l'image. Cependant cette intervention a été précisément demandée par l'AFSI pour mieux connaître cet univers et partager les expériences entre les domaines.



Florence Hermitte, directrice artistique et preneuse de son issue de l'école Nationale Louis Lumière est formée entre autre par Jean Marc Laisné (Arion) un des fondateurs de la direction artistique, et Yolanta Skura (Erato). Elle crée en 2003 le Label Ameson. Ayant réalisé de nombreux disques  elle met en lumière dans son exposé l'importance capitale de l'acoustique, des enjeux de la prise de son classique si différents de ceux du cinéma ainsi que la place cruciale de la direction artistique.



 



De l'importance de l'acoustique des salles et du placement instrumental....



L'instrument n'existe pas sans l'acoustique qui l'entoure. La prise de son classique consiste dans un premier temps à visiter de nombreuses salles, les découvrir (taille, qualité de revêtement). Parmi les lieux les plus recherchés, les  abbayes cisterciennes avec terre battue au sol autorisent un passage en monophonie quasiment parfait.



Un des critères de sélection est aussi celui du taux d'absorption de la salle, qui ne doit pas être trop élevé. En effet il est important que l'instrument ait suffisamment d'espace pour se développer autour de lui. Beaucoup de musiciens ont peur d'être enregistrés dans des petites boîtes surtout pour la musique classique car ils éprouvent plus de difficultés à jouer et à s'entendre.



La phrase « est ce que le son porte ? » est caractéristique du jargon des ingénieurs du son quand ils parlent d'une salle.



La recherche de salle dépend aussi de la formation instrumentale : pour les cordes, les acoustiques en bois sont très privilégiées.



En pratique, c'est un peu la course aux salles ! Les bonnes acoustiques sont très demandées voire très chères.



Le plus souvent on trouve : 



  • des auditoriums de conservatoire (mais de plus en plus recherchés)
  • auditoriums dans les salles de province
  • les temples dans Paris (beau volume, souvent en bois, assez bien isolés. Un des principaux avantages est qu'ils ne sont pas ouverts à tout le monde contrairement aux lieux catholiques ouverts au public)
  • les églises : Notre Dame du Liban est un fameux exemple: acoustique très rayonnante, très chaude bien pour la voix. Pas facile et bruyante. 

Il est également possible de demander aux musiciens s'ils connaissent un lieu dans lequel ils aimeraient enregistrer. Ceci peut constituer une bonne piste de départ mais attention : les musiciens n'entendent pas forcément tout. Parfois, le jugement de leur jeu s'arrête à l'endroit où ils sont et ils ne projettent pas le résultat dans la salle. Ils n'ont pas accès à tous les renseignements. C'est une base mais c'est à nous de décider si cela va convenir ou pas. 



Une fois la salle choisie, le but recherché est de rendre les équilibres des instrumentistes, dans l'acoustique et placés d'une certaine façon. Le choix de l'emplacement est primordial car le résultat final et son développement dépend éminemment du positionnement dans le lieu. 



Le positionnement des instrumentistes va jusqu'à l'intérieur de la formation instrumentale. Il est nécessaire de les placer entre eux et de négocier ce positionnement avec les musiciens. Le plus souvent il s'agit de faire un compromis entre les besoins d'installation et le confort des musiciens. Suivant l'endroit où ils vont se mettre les instruments ne vont pas sonner de la même manière et aussi bizarre que cela puisse paraître, la plupart d'entre eux n'ont pas forcément conscience de l'importance de cette étape.



Le piano constitue le plus bel exemple de changement de son en fonction de l'acoustique. Les pianistes ne sont que très rarement formés à ça. Lors de l'enregistrement on privilégie un piano spécial, de très bonne qualité qui n'est de préférence pas utilisé lors des concerts.  Steinway, Fazioli, Bösendorfer (programme plus sombre, plus cuivré, plus technique,...)  sont les marques les plus fréquemment utilisées.Lorsque l'on cherche la place du piano, le pianiste est toujours très surpris ! Bouger de 10 cm peut tout changer ! Cette étape est bien sûr à faire avant que la lumière et les vidéastes ne s'installent. 



Autres « trucs et astuces » à anticiper lors de la réservation d'une salle : 



  • il peut être très utile de penser aux praticables pour surélever les instrumentistes assis (par rapport aux solistes jouant debout ils sont défavorisés d'un point de vue sonore)
  • la température (première question à se poser... ce n'est pas comme les comédiens) poser la question du chauffage, du bruit du chauffage.
  • les craquements dans l'église, les bruits ambiants... 

 



Le couple stéréo : la base de l'enregistrement classique...



C'est pour beaucoup la base de travail. Certaines conventions sont établies : de gauche à droite s'étale du plus aigu au plus grave, mais de plus en plus souvent, on met le violoncelle au centre. 



 



installation des micros et balance



La balance doit s'effectuer avec le retour des instrumentistes. Tout le monde doit être d'accord sans quoi l'enregistrement ne peut démarrer. C'est du son des musiciens dont il s'agit. 



La dynamique est altérée par l'effet de l'enregistrement. Dans les premières prises on règle assez vite l'équilibre de leur jeu. Dans les pianissimos ils doivent aller plus loin par rapport à ce qu'ils font d'habitude. 



Une fois la balance faite, une fois l’emplacement trouvé, on ne bouge plus. Cela est nécessaire pour le montage. L'instrument peut bouger légèrement mais les micros ne doivent pas bouger.

En moyenne il faut 3 jours minimum d'enregistrement pour un disque soliste (piano par exemple), 4 jours pour 2 instruments voire 4/5 jours si l'on a beaucoup de budget.

En même temps, les musiciens ne doivent pas s'épuiser, c'est un équilibre à trouver. 



 



Après la balance, changement de métier : la casquette directeur artistique est affichée !



Pour la direction artistique l'ingénieur du son se libère de la partie microphonique. Durant cette étape les instrumentistes ne devraient pas être de l'autre côté du miroir. On peut les faire venir pour les premières prises mais ils ne doivent pas être coupés de leur geste, de leur élan, de leur énergie de réalisation. La CONFIANCE devient alors primordiale. La qualité de la voix avec laquelle on s'adresse aux interprètes, le temps de réaction sont des éléments très importants permettant d'établir cette relation de confiance.



Dans certains cas, l’œuvre se travaille lors de l'enregistrement. C'est le directeur artistique avec son recul et sa culture personnelle qui permet de mettre en forme l’œuvre. Jean Marc Laisné réalisait souvent ses disques avant que l'ensemble ne parte en tournée. Par ailleurs, les progrès informatiques récents permettent une grande liberté dans le montage. 



La direction artistique peut aller loin et pourrait se comparer au métier d'un metteur en scène...On déstructure l'interprétation pour l'amener à une forme de perfection mais qui n'est pas habituelle par rapport à l'exécution standard. 



 



La post production...



Une fois la prise de son réalisée, la couleur sonore du disque est à 80/90% faite. On s'appuie beaucoup sur le couple, et les autres micros sont appelés des appoints. Pendant très longtemps le multipiste était très rare. 



L'étape du mixage est réduite à sa plus simple expression. Peu de compression, pas de mastering. Mais l'ingénieur du son peaufine les réglages, filtre, et peut ajouter une réverbération artificielle dans une juste mesure.



Le master est le plus souvent en 16 bits 44,1 kHz mais en téléchargement il est possible de remonter le débit. Master envoyé en DDP au presseur.



 



Exemples de productions et problématiques associées...



  • Orchestre de Monaco. Dalbavie Monaco Fondation.

    Le déplacement d'un orchestre est très cher donc souvent on s'adapte au lieu. De plus, les séances d'orchestre sont très onéreuses donc les ingénieurs du son disposent de peu de temps pour régler le couple. Parfois l'accès au plafonnier est limité voire impossible. Couple de KM140. Juste deux essais à cause du plafonnier. Conditions de live et même pas le temps de réécouter le premier essai.



 



 





  • Eglise saint Pierre de Toucy 1987 Haendel DIXIT DOMINUS

Au Nagra : nous n'avons plus l'habitude de ce type de son. Beaucoup de niveau. Un couple seul avec un orchestre, des solistes... la balance doit à la fois rendre l'intelligibilité du chœur et la précision de l'orchestre.





  • Hommage à Alfred Lowenguth

 KM184 avec DAT arrivée du numérique ! Durant cet enregistrement nous avons gardé le même emplacement de micros et on parvient à faire sonner le violon soliste comme un soliste. Le couple ORTF seul a montré plus d'une fois ses qualités ! 



Ce couple stéréophonique permet de mettre en relief la vérité de l'espace sonore. Il faut souvent beaucoup l'élever pour avoir l'ensemble des instruments.





  • Festival de la Roque d'Anthéron 



2 capsules actives BK 4011 dans le piano pour le premier jour et 4006 en AB pour le couple scène le deuxième jour. 



Les DPA sont toujours de merveilleux micros pour le piano (Neumann pour les autres enregistrements)



Attention : la couleur sonore dépend vraiment de l'interprète. Souvent à un certain point de la balance on pense que le problème vient du son mais cela peut aussi venir de l'interprète. 



 



Questions : 



  1. « Qu'en est il de l'étalonnage de l'écoute lors de la prise de son acoustique ? »

Dès que l'on est dans des installations un peu lourdes : salles fermées, casques fermés. Les instrumentistes aiment bien venir en cabine écouter. Les acoustiques des sacristies ne sont jamais idéales. Florence Hermitte a ses références au casque et l'installation d'une paire d'enceinte n'est pas facile à utiliser pour régler. Sauf quand il y a beaucoup de musiciens et que tous ne peuvent pas écouter au casque. 



  1. « Décalages de phase : comment est il géré par rapport au couple et aux appoints ? »

L'effet de réverbération est recherché. Si cela gêne on intègre des délais entre les appoints et le couple. 



 



2 – Captation Stéréo – Céline Grangey : prise de son pour captation audiovisuelle. Adapter sa prise de son pour le travail à l'image.



Son diplôme de Musicien/ingénieur du son obtenu en 2006 au CNSM, Céline Grangey démarre sa carrière comme preneuse de son pour des festivals (Valloires, Saison musicale de Royaumont) et assistante sur des enregistrements discographiques dont elle a en charge toute la post production (Ambroisie/ Naïve, Mirare, EMI). Elle participe également à la numérisation des archives de la Cité de la musique et intervient régulièrement dans les équipes de France Musique comme chargée de réalisation.



A l'écoute des attentes des musiciens, elle travaille désormais sur des productions discographiques et audiovisuelles en tant qu'ingénieur du son et/ou directrice artistique avec des artistes tels que David Grimal et Les Dissonances, Christophe Rousset et les Talents Lyriques, Jérémie Rohrer et le Cercle de l'Harmonie, Pierre Hantaï, Nicolaï Lugansky, Barbara Hendricks, Teodor Currentzis, etc.



En parallèle des productions discographiques classiques elle sonorise les concerts de plusieurs ensembles de jazz, tels que l'Orchestre National de Jazz, Tower Bridge de Marc Ducret, Jean- Marie Machado et Isabelle Olivier



Céline présente dans son exposé des projets de captation audiovisuels ambitieux dans lesquels doivent se côtoyer une équipe de tournage,les ingénieurs du son et de nombreux défis techniques liés à la présence de l'image,... Bref, tout un art du compromis pour une prise de son adaptée à l'image.



 



Différences avec le disque



Si la première étape de l'enregistrement discographique, comme Florence Hermitte l'a souligné, consiste à écouter la salle, en revanche, en captation on n'écoute « pas grand chose » : beaucoup de choses sont déjà imposées par la production. 



 



Une méthode de travail rigoureuse



L'essentiel pour bien démarrer est de connaître le projet et son contexte : il y aura t il une direction artistique ? Combien de prises seront effectuées ??



La réalisation d'une fiche technique est la première étape indispensable à la réussite du projet : 



  • se rapprocher des gens (liste diapo) à qui s'adresser : lieux d’accueil / techniciens / Régie générale, des musiciens / régisseur d’orchestre de la production / des diffuseurs. Céline prend l'habitude d'utiliser Dropbox pour monter la fiche technique. A chaque fois que quelqu'un connecte une information il la met sur la dropbox, et la liste s'enrichit au fur et à mesure et est partagée par l'ensemble des membres de l'équipe.
  • Le matériel : avoir le matériel adapté. Régie à déplier vite. 
    • Le DAD est un outil qui permet de s'adapter à une configuration existante, de récupérer des lignes, de partager des lignes avec d'autres équipes. Se prévoit en amont.

  • HF avec carte mémoire. La notion de distance n'est jamais exacte et les émetteurs ne sont pas forcément où l'on veut... Le Zaxcom : permet d'enregistrer direct sur la carte au cas où il y a un problème. De plus les équipes ne sont souvent pas très nombreuses.  Les HF : vrai métier, bonne psychologie avec les musiciens être présent.



 



  • De même, faire une Direction Artistique, et un mix en direct ne serait ce que pour les caméras requiert 2 personnes minimum.
  • Patch. S'entendre sur les gains avec l'ingénieur du son existant. Faire les gains avec eux pour les HF
  • Gagner du temps : Automation dès la prise : entrées et sorties de chanteurs déjà faites... petits contrôleurs midi. 

Après la fiche technique ; le jour J



le matériel adapté



  • plaques schoeps pour les cas où l'on ne peut pas suspendre.
  • Miniaturisation des microphones pour la visibilité à l'image

 





 



  • tout comme en prise de son discographique, le couple est ce qu'il y a de plus important. Cependant, beaucoup de contraintes rentrent en jeu. Si l'on ne peut pas placer bien un seul couple on met plusieurs couples. Un couple de face. Un couple de fosse, la rampe... Les HF servent surtout pour l'intelligibilité. 

Exemples : 



Implantation d'orchestre : Poissy dans un théâtre. Couple bleu suspendu : espace pour les plans larges. Autres couleurs : proches du sol pour des scènes particulières. On bascule dans un nouvel espace à chaque fois. 



 





La direction artistique adaptée à l'image....



Problème : la personne qui fait la DA c'est aussi la personne qui fait sait lire la musique et il faut savoir repartir ses choix entre une qualité sonore mais aussi une qualité artistique dans le son. A la différence avec le disque nous avons souvent moins de temps, surtout lorsqu'il s'agit de live. 



L'idée principale est d'être sûr que l'on a tout dans la boite. Il faut gérer son temps et penser à l'image. Parfois une seule prise suffit. Dans ce cas, il est important de communiquer avec le réalisateur savoir s'il a besoin de plus de prises. L'adaptation est une compétence en or pour ce métier.



 



Le montage... 



A la différence du disque où l'on peut faire tous les montages que l'on veut, l'image impose elle qu'il faut parfois faire des choix de prises qui ne seront pas les mêmes que ce que l'on aurait aimé faire. 



Dans le cas où l'image impose la prise, il faut faire de la fausse synchronisation pour raccorder à l'image et le nombre de points de fausse synchronisation peut être exponentiel ! (image ci dessous)



 





Le mixage



Toujours travailler à l'image. Avoir un retour vidéo même si cela est souvent difficile à obtenir. Il est aussi très important de connaître l'esthétique du réalisateur. A l'image nous faisons beaucoup plus d'automation que sur un disque (pan sur des HF, automation de réverbe si le plan est collé à quelqu'un)



Image: session de mix, beaucoup de points mais de fausse synchro et courbes d'automation





Les masters...



Différence avec le disque : les délais de remise des masters sont toujours très serrés ! Bref, nous devons aller très vite et surtout diffuser dans beaucoup de formats (hd full scale, aes ebu, exports 5.1 (mi 5.1 avec prise de son stéréo ) Différents PAD à diffuser sont à rendre ce qui prend beaucoup de temps. Il est donc fondamental de savoir quels seront les formats à rendre très en avance (Ex pour un master multicanal HD pas prévu initialement...)



 



Exemples de projets : Faux live



  • Musique de chambre 

Intégrale Britten en studio. 



 





Juste un couple : girafe suspendue sur une passerelle. 



Déroulé du tournage : 1 journée d'installation, 2 jours de tournage sans public et 1 filage concert devant un public d'invités.



Audio : 96kHz/24bits et AES R128 et 5.1



 



  • Opéra à Limoges. Tournage, captation de l'opéra et tournage d'un documentaire

 





Bruit des décors forts : on est plus sur le son du HF. Beaucoup de mouvements sur le plateau !



Implantation : Couple + HF + Fosse



Déroulé du tournage : 1 journée d'installation, 2 jours de tournage sur deux représentations image et son



Audio : 96kHz/24bits et AES R128 et 5.1



 



  • Orchestre et Soliste

Gilles Apap Suède et The Nordic Chamber Orchestra: documentaire + captation du concert.





L'implantation « classique » ne pouvait fonctionner car Gilles Apap aime se déplacer et il refuse de mettre des HF. Il a donc fallu tout suspendre. 



Lorsqu'il se retourne on l'entend au niveau du son mais comme cela correspond à ce que l'on voit à l'image cela est moins dérangeant.



1 prise entière du concert et 1 générale.



 



  • Studio

Evian la Grange au lac. Piano Violon en extérieur. Vadim Repin & Murad Hüseynov





Appoint piano Couple suspendu de très haut. Micro caché sur le pupitre et un couple suspendu au dessus de lieu, et des feuilles pour cacher les câbles.  



Découpage très précis des plans Tout est de la fausse synchronisation pour que la réalisatrice puisse mettre le plan désiré à l'endroit désiré et que le son convient à l'ingénieur du son.



  • Sono

Il faut apporter ce que les micros de sono n'apportent pas : les micros d'ambiance, les couples. Tout à coup quand ce n'est pas du classique les réalisateurs sont très contents de voir les micros. 



Son à l'image et sono implique parfois de faire des choix en amont et sans connaître la salle. 



 



Extrait concert ; on entend la sono car on privilégie l'espace sur la qualité de la voix.



Conclusion



Le son à l'image implique beaucoup de responsabilités que l'on doit souvent prendre seul. Par ailleurs le travail d'équipe : lien entre les artistes, l'équipe vidéo qui doit avoir son espace est fondamental pour la bonne coordination du projet. Il faut aussi être capable de s'adapter voire même de prendre en charge de nouveaux rôles : « s'il n'y a pas de script c'est à moi de le gérer ». 



Questions



« La synchro pour les caméras ? »



→ tc donné en jam tc 2 fois par jours. Et beaucoup de recalage après. PB : pas forcément de TC sur toutes les caméras.  



OU



→ son témoin envoyé et on resynchronise après



Demander la vidéo et le son témoin quand on fait le montage. 



« Question : sur les exports »



stéréo full scale est le format le plus employé.



5.1 : éclate les micros dans la 5.1 avec une réverbération 5.1



R128 : tout à la main ou alors avec un compresseur. 



Tous ces formats ne sont pas prévus dans les budgets. 



« Question : liberté du son ! Fascisme de l'image et le son court derrière. Fondus de sons pour passer d'une ambiance à l'autre.... »



Son à l'image et pas image au son ! Découpage cohérent avec la musique toujours transformé par les réalisateurs. Il faut que ça bouge ! Culture rock ? La musique bouge d'elle même pas toujours besoin de mouvement à l'image



«Pourquoi choisissez-vous le couple AB et non le couple ORTF »



Couple AB plus d'air/ ORTF moins d'air et avec AB on rajoute des appoints. Couple ORTF en fosse : horrible, les couples AB permettent d'obtenir plus d'air.



 



3 – Captation 5.1 et binaural – Bergame Periaux  



Bergame Périaux est Ingénieur du Son spécialisé dans les techniques de spatialisation du son. Il est diplômé de la Formation Supérieure aux Métiers du Son du CNSMDP en 2000, crée sa propre société de production Immersive B.B. pour le développement de projets musicaux 3D et binaural à l’image. Il partage ses connaissances et ses recherches pour la formation du son dans des centres de formation à l’INA, à l’ESRA, et à l’UBO. Il vient de publier un ouvrage sur le son multicanal : de la production à la diffusion du son 5.1, 3D et binaural chez les éditions Dunod.



Il intervient ici pour soulever les enjeux des captations en 5.1 spatialisées à l'image mais aussi en binaural.



D'un point de vue de la Télévision, il est fréquent de connaître assez tard la diffusion au format 5.1 d'une production.  Certaines chaînes HD arrêtent la diffusion Dolby Digital 5.1, et d'autres investissent sur de nouvelles régies de diffusion 5.1.



Concernant la radio, il s'est récemment passé plus de choses en particulier du côté de Radio France et RFI. Leurs applications sont surtout binaurales pour une question de pratique chez les auditeurs. 



Voici 4 projets exemples illustrant les différentes difficultés d'exploitation et de production.



  • Musique en direct : Passion St Matthieu à la Basilique de Saint Denis



Car HD France 3 Lyon, car Locson

Equipe son : J. Heger, B. Périaux, V. Magnier

Production : Idéale Audience

Partie documentaire / Partie concert

Direct Streaming Medici Tv, HDCAM Fce3, DVD



La production vidéo s'est effectuée dans le car HD de France 3 Lyon et la production son dans le car Locson équipé en LCR pour cette production. Une configuration LCR permet de vérifier la bonne construction frontale de l'image, les canaux arrière étant plus simple à gérer.



Suspendre le système de prise de son peut prendre du temps surtout en LCR …Souvent on n'a pas la possibilité de suspendre de couple stéréophonique : la reconstitution se fait grâce aux appoints et aux microphones d'ambiance. *Ex direct Arte galerie des glaces du château de Versaille : 2 microphones d'ambiance ont permis d'ajouter de la distance aux microphones d'appoint. Souvent dans l'orchestre les microphones d'appoint se retrouvent assez bas pour ne pas gêner à l'image, c'est un compromis avec les cadreurs image, le chef opérateur et le réalisateur. Les perches actives, les microphones miniatures CCM Schoeps du fait de leur discrétion sont très utilisés pour palier à cette difficulté.



Pour ce projet nous avons suspendu les trois canaux LCR avec un système MMAD (Williams star) développé par Mike Williams. On choisit sur ce système la directivité que l'on souhaite donner aux microphones, la distance entre les capsules est alors ajustée grâce à des tiges de longueur variable.



Ici le T métallique permet de visser le noyau sur lequel les tiges sont fixées. Pour orienter les capsules les cols en cygne Schoeps permettent d'articuler les microphones à notre guise. 



Le système peut bouger légèrement, à chaque pause sa position est vérifiée. Nous avons utilisé des CCM5 pour pouvoir éventuellement passer en cardio si l'image sonore est trop lointaine. Sur le suspendu, nous avons aussi les ailes pour donner plus de distance aux microphones d'appoint placés sur la scène.



Les solistes étaient captés grâce à des perches actives MK4 ou MK5



Nous avons également manqué de temps pour placer une croix IRT en plus pour les arrières. Nous nous sommes rabattus sur un carré d'omnis (4006 grille noire) à l'arrière déployé sur toute la largeur de la basilique. Si les microphones sont trop espacés il est toujours possible de les resserrer au mixage 5.1.



En ce qui concerne la gestion de la dynamique nous avons utilisé un limiteur true peak dans la session (à -3,5 TP), 20 LU de dynamique (LRA) au maximum, et -23LUFS en niveau de loudness.



A remettre en phase ! 



  1. appoints, système principal, et ambiances. Soit sur la forme d'onde, soit au clap. La mesure moyenne de la distance entre ces trois points de vue nous donne un ordre de grandeur. La remise en phase améliore nettement l'homogénéité de l'image sonore spatialisée.

En musique les réseaux numériques sur les directs ne sont pas utilisés car trop risqués. On continue à travailler avec un multipaire analogique. Pour les tournages qui ne sont pas en direct, on utilise la technologie Ravena avec Merging HAPI, ou Dante avec DAD AX32. Ceci permet d'alléger l'installation sur les plateaux : un ou deux rouleaux RJ45 suffisent.



 



  • Film : Requiem pour une tueuse, mixage de la musique

Production : Alter Films

PdS Studio Davout : A. Tanguy

Mixage 5.1 Barrera Prod : B. Périaux

Film, DVD/Blu-ray, CD



Le projet en lui même



On sépare les stems dans la musique : bois, cordes, cuivres, percussions, solistes, chœur, programmations. 



Par ailleurs beaucoup d'instruments sont gardés dans la maquette. Les cordes sont réenregistrées... on ne garde que les parties très spécifiques.



Nous avons utilisé une réverbe multicanal Lexicon 960, partagée par les différents stems. Nécessité d' ½ journée pour le report des stems avec une configuration console SSL Duality.



Dans l’acquisition du Full mix, on réalise aussi un downmix stéréo LoRo : -3dB pour le centre et -3 dB pour les arrières. Ce downmix a été utilisé pour la sortie CD de la musique.



La qualité de la captation est cruciale pour le bon déroulement de la partie mixage et ce en particulier pour gérer le centre. En effet, alimenter le centre avec des appoints ne fonctionne pas vraiment il faut un vrai microphone central. MMAD utilisé → système 5.0 et appoints. 



A Davout la pièce reste petite, l'utilisation de la réverbération artificielle va permettre de rallonger la salle. 



Spécificités du film



Il n'y a pas de norme contrairement au DVD et au Blu-ray. Il faut donc vérifier que le downmix fonctionne bien en stéréo (Lt Rt) car la compatibilité de la musique doit être anticipée. De même pour la restitution du grave avec bass management concernant les supports DVD Blu-ray bien qu'il n'y en ait pas en salle.



Le matériel utilisé 



Différents logiciels sont utilisés : Pyramix, Protools (musique film), Reaper (notamment pour la facilité d'utilisation des bus de spatialisation : jusque 64 bus, notamment pour le binaural on peut passer par du 9.1 ou du 22.2 pour ensuite faire une synthèse en binaural.)



Spécificités de mix



  • le niveau de référence : on travaille généralement dans un studio musique calibré à 79 dBC SPL et anticipons le réglage de la salle de Cinéma avec un niveau de 76 dBC SPL pour les canaux arrière. 
  • la gestion du centre : certains monteurs apprécient que l'on alimente le centre avec la musique d'autre ne le préfèrent pas. Dans la mesure où l'on livre des stems séparés, il est très facile de baisser le centre du stem s'il pose problème avec le reste de la bande son. En revanche, dans le cas où le mixeur coupe le centre, il faut anticiper et utiliser l'outil divergence pour que les instruments centrés se retrouvent dans les canaux LR !

    En général il est recommandé de voir avec le monteur et le mixeur en avance. Laisser le centre en musique peut être très avantageux pour remplacer le vide laissé par l'absence de dialogues dans certains passages. 

 



  • Broadcast : Habillage d'antenne. Les moutons d'Arte. Effectué en Dolby E (-17 LKFS à l'époque)

Production : Nova Prod Owl

Dir artistique : JC Vareille, A. Orr, C. Lagarde

PdS/montage : JC Vareille, Nova Prod Owl

Thème Musique : Keren Ann, Thibault Javoy

Mixage 5.1 : B. Périaux

Dolby E HDCAM SR, DVD



Les moutons d'Arte est un programme pour « endormir le spectateur » en fin de journée... Cette invention de Nova Prod s'est trouvée être très adaptée à un espace multicanal en 5.1.



Pour ce projet le mix stéréo avait déjà été fait, et il fallait rendre un 5.1 avec la compatibilité du downmix LoRo.



La plus grosse contrainte est celle de la compatibilité stéréo. Lorsque la chaîne diffuse du Dolby Digital 5.1, la stéréo est assurée par le downmix du 5.1 diffusé, il n'y a pas de diffusion en stéréo dans ce cas.



  • La balance est très sensible au downmix. Plus on donne de l'espace en 5.1 plus on a des soucis de balance en stéréo. Il faut faire des compromis et surtout le faire dès le début du mixage en vérifiant la compatibilité stéréo.
  • Le bass management doit être bien réglé
  • La norme EBU R128 doit être respectée. Il n'y a pas de temps en plus pour régler cela. 
  • Application binaurale pour écoute sur tablette, mobile. Saintes, cité musicale

Jeune Orchestre de l'Abbaye, dir Philipp Von Steinaecker

Symphonie pastorale, Beethoven



 





La tête artificielle Neumann KU100, bien que très visible à l'image, a permis en partie de réaliser la prise de son binaurale de façon native. On enregistre en stéréo le résultat des micros Neumann dans les oreilles. Cependant, le résultat dépend du profil de la tête à un emplacement fixe. Il n'y a donc pas de modification de point de vue avec head tracking.

De plus, comme chaque individu possède une morphologie différente, l'idéal serait d'avoir ses propres HRTF. C'est ce défi technique que l'on cherche à réaliser aujourd'hui. Sur le site Radio France Nouvoson l'idée est de restituer le son par une synthèse binaurale via un player comportant 7 courbes HRTF avec un programme de calibration permettant de sélectionner celles qui se rapprochent le plus de l'individu. Format multicanal OBLIGE pour changer le profil de la tête et choisir un profil adapté à sa tête. 



Le head tracking permet quant à lui de préciser la localisation et de suivre en temps réel les mouvements de la tête. 



Lors de cette captation pour l'Abbaye aux Dames, c'est l'ensemble tête binaurale de référence + LCR (hypo)+ appoints + ambiances qui ont permis de réaliser le mix. On utilise ensuite des programmes de synthèse pour remettre dans l'espace des éléments séparés. En vérité, il existe deux grandes méthodes de mixage : Soit on part du 5.1 et on fait un downmix en binaural, soit et c'est la méthode qui a été retenue dans cette situation, on se sert de la tête comme base et on rajoute des appoints. 



Ex : Plug-in New Audio Technology SAD (SPATIAL AUDIO DESIGNER) : permet de repositionner les sources dans l'espace. La contrainte ici est de livrer le contenu en binaural. Mais on pourrait envisager un contenu avec head tracking.



France Télévisions, RFI  produisent aussi en binaural des magazines et des séries... Bref, de plus en plus de nouveaux contenus spatialisés pour le casque.



 



Questions



  1. « Player Nouvoson pas top... »
  • 1ère raison : c'est la première brique qui est posée. L'idée est d'avoir le choix du profil

    La base de donnée de l'Ircam est faite en chambre sourde. → donc pas d'externalisation. Le son 3D fonctionne mais il est restitué proche de la tête. Pour que les sons soient en dehors de la tête il faut une acoustique. 
  • 2ème raison : Pour avoir une bonne sensation d'espace il faut du head tracking sinon on localise mal. 
  1. Il faut ses propres HRTF : audioprothésistes, emprunte photographie en 3D avec balayage horizontal et vertical. Devices qui intégreraient les profils. Système Smyth Research.

Il n'y a pas d’emprunte universelle. Une sélection de quelques HRTF les plus représentatives de l'ensemble des individus est pour l'instant proposée. En effet, on pourrait importer les notres, grâce à l'import de fichiers .sofa. 3D SoundLabs, Trinnov individualisent ces HRTF de plus en plus. Facebook Google commencent à proposer de la diffusion en VR avec du binaural.



 



4 – Exemple de documentaire musical – Frédéric Ullmann 



compte-rendu d' un documentaire axé sur 



Pierrot lunaire de Schoenberg:la musique au travail



 



Frédéric Ullmann ingénieur du son cinéma sur le son direct de nombreux films et téléfilms 



Expérience également de mixages sur des documentaires



A l’initiative de Jean Paul Olive compositeur et enseignant au département Musicologie de Paris8(Saint-Denis) 2 projets de films sur des compositeurs contemporains du XXe siècle réalisés par Stéphane Gatti ;Le premier “Bagatelles inventaire “ (2014)autour des bagatelles pour quatuor à cordes de Webern,le second “Les Pierrot lunaire“(2016)



Schoenberg a composé Pierrot lunaire en 1912 à partir de 21 rondeaux du poète belge Albert Giraud ;Schoenberg en parle comme d' un mélodrame écrit pour voix et 5 instruments ;



L‘originalité de l’œuvre repose sur le Sprechgesang technique de chant entre parole et chant (Pas une mélodie chantée mais il faut quand même  tenir compte des hauteurs et respecter à la lettre les indications de rythme)



Comment jouer cette œuvre ? C’est le projet même du documentaire qui suit les répétitions de Pierrot lunaire dirigé par Jean Roudon directeur du conservatoire regional d’Aubervilliers  avec le concours des musiciens étudiants en 3e cycle du pôle supérieur 93



Petite production, petite équipe, 6 personnes en tout pour un tournage à 4 caméras.



On filme avec des caméras type appareil photo sans timecode . Je rentre sur chacune d’entre elles un mélange stéréo en sortie du Cantar (Liaisons par câbles trop lourdes à gérer !)



2 personnes polyvalentes de l’équipe m’aident ponctuellement à mettre en place l’Etoile, la gestion des branchements du son témoin sur les 4 caméras ou tiennent quelquefois  la perche (à mes risques et périls) sur les entretiens dans la salle de classe.



J' utilise ma petite roulante pensée pour le tournage de fictions cinéma (Cantar X2 +Itak+préampli Sound Devices (11 micros) auquel je rajoute plus tard un deuxième enregistreur  un Minir (4 micro en plus disponibles) synchronisé au même tc que le Cantar.



 



1-Tournage



Le tournage a lieu pendant 4 jours dans le grand auditorium à acoustique modulable du Conservatoire d’Aubervilliers plus 2 salles d’étude



Je souhaite enregistrer la musique en multi-canal (plutôt en LCR) et j’utilise comme couple principal 3 micros omni BK 4006 configurés en étoile de Williams





 



Répétitions dans l’auditorium



Finalement la partie de loin la plus importante des séquences montées dans le documentaire



Implantation micros :



Etoile



- micro ccm 4022 (cardioïde douce) Soprano



-micros pour capter interventions parlées des musiciens



-micro  ccm 4022  Chef d’orchestre,



BLM  pianiste



ccmC4 cardioïde >violoniste, clarinettiste &flutiste



1micro 8035 petit micro Sennheiser  pour le violoncelle





 





Filage dans l’Auditorium



J' enregistre sur 11 pistes   (8 pistes sans mixdown sur Cantar et 3 pistes Minir)



Couple principal LCR



- couple XY constitué de 2 ccm cardioïdes  pour la Soprano



Je crains que la chanteuse axée  vers le Chef d’orchestre  détimbre par moment  en se tournant vers les autres musiciens ( à l’occasion de  plusieurs dialogues entre voix et instruments )



A postériori,  il me semble que j’aurais pu  garder  un seul micro d’appoint sur elle.



micros d’appoint sur chaque instrument



-micro  ccm 4022  Chef d’orchestre



4022  piano



C4 cardioïde :violon,flûte,clarinette



 8050 Sennheiser violoncelle  





 



Entretiens + extraits musicaux dans une salle d’étude



Présence de petits groupes de musiciens ( jusqu’à 4 ) 



1 ou 2 perches qui se partagent les musiciens en train de parler (+ micro HF) + couple AB ORTF qui prend en charge les moments musicaux





 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



 



Problématiques rencontrées pendant la prise de son



Question des micros apparents : micros dans ou en dehors de l’image? Même si j’ai tenté de réfléchir dessus : clairement on a assumé les micros dans le champ.



Disposition de l’Etoile la plus discrète possible - Fixée au bout d’une perche déployée de 5 m de long, elle est toujours hors cadre dans le film excepté sur un plan général



micros d’appoints: je choisis les plus petits possibles ccm ou cellules avec câbles actifs; il n’en reste pas vrai que des pieds de micros avec des barres verticales remplissent l’espace de l’image et posent problèmes aux cadreurs



En se référant aux autres exemples présentés ce jour la je retiens l’idée de pouvoir “planquer“  la prochaine fois des micros devant les pupitres de chaque musicien ; Seront-ils bien placés ? (trop bas ou risque de bruits de partitions ?)





Concertation avec le réalisateur et le chef d’orchestre sur le placement dans l’espace  des musiciens.



De même les micros d’appoint  sont déplacés au cas par cas suivant les cadres et les focales.



            Il y a eu la proposition du réalisateur avant le tournage de créer  2 espaces distincts :l’orchestre d’une part  et la Chanteuse d’autre part, excentrée sur un coté de la scène  derrière laquelle est projeté un deuxième mur d’ images.(en dehors de l’angle de prise de son du Triplet) 



           Il me semble que même si cela introduit une distorsion dans l’espace (qu’il faudra ensuite rectifier), cette disposition peut me faciliter la vie ; Une image de l’orchestre plus cohérente prise en charge par l'Etoile et la chanteuse captée par un micro d’appoint. Suite à la projection à l'atelier,  cette disposition fera l'objet d'un débat animé et de controverses autour des problèmes de cohérence spatiale :  certains se plaindront de sentir des tiraillements entre une le micro d’appoint  de la Chanteuse  panpoté au centre et sa place réelle située en dehors de l’angle de prise de son du triplet LCR à l’extrème droite. 



            Sur une écoute plus petite  sur laquelle le mixage a été écouté  ,je n’ai jamais constaté ce tiraillement .



    Autres points :



Impératif de rapidité pour remettre en place le dispositif chaque jour et passer  facilement d’une configuration dans le grand auditorium  à  la salle de classe (Plusieurs configurations de routing et de monitoring déjà enregistrées dans le Cantar me sont bien utiles)



Si c’était à refaire?



 Cantar X3, Etoile à 5 branches?( +2 micros supplémentaires à l’arrière-(pas forcément des omni) Mais alors la perche déployée va  t’elle supporter le poids de 5 micros?)



 L'idéal est  bien sur d avoir des micros d appoint sur les instruments. Peuvent ils servir a la fois à capter les instruments et les interventions parlées lors des répétitions?;faut-il rajouter des micros Hf sur les interventions parlées de chaque musicien ?ou trouver un  compromis: micros d’appoint sur chaque instrument (et voix)+ micros supplémentaires  voix chef d’orchestre et BLM sur le pianiste qui parle  (5+6+2 =13micros) Quid alors des interventions parlées ?remontées au montage son ?(pas idéal pour le montage image) suivi des micros  à l’enregistrement qui servent à la fois d’appoint pour les instruments et pour les voix ?compliqué a gérer ;Mon dispositif  avait le mérite d’être simple et je n’ai jamais loupé une réplique  car c’est le chef d’orchestre qui s’adresse d’abord à un musicien ;J ‘ai toujours le temps  alors d’ouvrir son micro



 



Post production et Montage son



Petit récapitulatif de la chaine Le Mixdown stéréo du Cantar est  intégré dans le montage image sur Final Cut



A l'issue du montage image récupération des metadatas des mixdown via Automatic duck



 Puis récupération dans Protools des pistes initiales(Cantar et Minir) correspondantes au mixdown  en utilisant la fonction  piste témoin d’un enregistreur portable(qui permet de sélectionner un critère de correspondance dans les metadatas +time-code pour rechercher les pistes correspondantes )



Confronté à la question des phases, je ne me sens pas de maitriser manuellement  les décalages de phase entre micros d’appoint et le triplet LCR;J ‘essaie le plug-in Meldaproduction Mautoalign qui compare les signaux de chacune des pistes et recalcule directement les  délais .pour remettre toutes les pistes en phase. Le plug-in est  insèré sur chaque piste ;une piste est cochée piste principale de référence et Mautoalign propose des valeurs de délais mesurables en échantillons, ms ou mètres sur chaque micro  après une analyse  globale de quelques secondes sur le groupe des pistes sélectionnées ;Le plug-in est très difficile à cerner ;Autant les délais mesurés entre une perche par exemple et des micros proches sont toujours pertinents; Mais dans notre configuration ou coexistent un triplet + des micros d’appoint les résultats sont beaucoup plus aléatoires  Presque  à chaque analyse les valeurs de délai changent ,quelquefois les chiffres retenus sont  difficilement cohérents (délais trop importants entre 1 piste et l’autre ,des pistes   soudainement calculées en opposition de phase) ;Sur chaque région je sélectionne une analyse ou les valeurs affichées  me semblent les plus conformes  avec le dispositif réel.Il faut parfois être patient ;Finalement trop aléatoire   ;Pourtant je persévère car si je prends en  compte  les  valeurs  des délais  retenus ,les instruments ,les voix semblent gagner en naturel ,en rondeur 



Question des pan dans le mix; en  règle générale je suis la disposition spatiale réelle  des instruments dans l’espace ; Cependant sur certaines continuités de plans je pense qu’il est préférable de tricher  et redisposer les instruments en fonction de leur place dans l’espace des champs et contrechamps  du montage ;Bergame Periaux me faisait remarquer la gène qu’il avait ressenti :Pas suffisamment de plans d’ensemble pour permettre au spectateur de se faire une idée juste de l’espace et donc mémoriser la position des instrumentistes dans l’espace



Utilisation des outils classiques de nettoyage des monteurs son(suite RX5 Izotope,Spectral repair,Denoiser,Dereverb,declicker…)  



 



Mixage



J’organise la session permettant un mixage simultané sur 5.1 et stéréo 



Le 5.1 est essentiellement un LCR avec à l’arrière des retours de réverbération et exceptionnellement quelques rares sons rajoutés.



 Pour finir une mésaventure  arrivée juste quelques secondes  avant l’enregistrement du filage : la directrice de la photo se prend les pieds dans les câbles et…débranche un câble son sans que je m’en aperçoive; Je ne comprends pas tout de suite pourquoi je n’ai plus de centre; Au bout de quelques longues  minutes j’arrive à repérer la prise débranchée;   Peut-on se passer du centre?oui ….,puisque des micros d’appoint étaient présents sur les instruments.



 



 



 



 



 



 

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Denis Martin
12 octobre 2017
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