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Florent Denizot
Le 14 février 2017
ATELIER "INITIATION à L'ATMOS"  du 3/12/2016 -  Compte rendu

ATELIER "INITIATION à L'ATMOS" du 3/12/2016 - Compte rendu

Montage orienté objet et Dolby Atmos (Coordinateur : Thierry Lebon)





L'atelier (2 sessions de 3h chacune) s'est déroulé le samedi 3 décembre 2016 dans l'audi de Creative Sound (partenaire de l'AFSI) équipé en Dolby Atmos.









Intervenants :





  • Florent Denizot

  • Dominique Schmit

  • Raphaël Sohier

  • Jérôme Wiciak

Intervention 1 :





Dominique Schmit - Directeur Contenu et Services Cinéma chez Dolby Laboratories









Le Dolby Atmos en chiffres





Sortie en Juin 2012 du 1er film en Dolby Atmos : “Brave”/“Rebelle” (Disney)





À fin 2016 :





  • 595 films ont été mixés Dolby Atmos (parmi eux très peu de français)

  • 2056 écrans sont installés dans le monde (beaucoup sont en attente)

  • En France, on comptera environ 100 salles équipées au cours du 1er trimestre 2017

Le format Dolby Atmos équipe des grandes salles mais aussi des petites : il n’est pas réservé aux blockbusters. Sont ainsi équipés :





  • De nombreux multiplex indépendants associatifs

  • Tous les cinémas CGR avec au moins une salle Atmos (et une seconde en passe de l’être)

  • Une salle Art et Essai

5 studios sont équipés :





  • Creative Sound

  • Cinéphase

  • Dubbing Brother

  • L'audi  5 de Joinville

  • Digital Factory

2 studios sont équipés Home Atmos (version grand public)





  • Cinéphase

  • Dubbing Drothers

Le Home Atmos se développe dans de nombreuses structures qui travaillent pour la vidéo.





 





Objectifs et particularités du Dolby Atmos





Le format permet :





  • d’intégrer les notions de mouvements et de déplacements dans l'espace, ce que ne permettaient pas le 7.1 et le 5.1

  • d’offrir un son plus immersif

  • d’améliorer la qualité sonore

  • de contrôler par validation l’installation des équipements dans la salle

  • d’offrir d’énormes possibilités avec un workflow simple

Les "plus" du format Atmos :





  • permet une transition douce entre la salle et l'écran, assurée par des wide surrounds qui prennent un son dans l'écran et le déplacent dans la salle. Cela offre une sensation de largeur et de profondeur avec un plan sonore devant l’écran et le plan de l’écran lui-même, ouvrant ainsi des possibilités de montage et de mix.

  • le plafond est utilisé pour placer du son lorsque la scène le nécessite, pour donner une sensation de hauteur ou lors d’un changement de décor ou d’ambiance par exemple.

  • des sub-woofers sont placés à l'arrière dans la salle pour le bass management du surround afin de permettre la compatibilité des spectres. Le surround est  pleine bande et descend très bas dans le grave.

  • il permet un vrai contrôle sur la salle avec un cahier des charges très précis auquel l’exploitant doit répondre pour voir la salle validée.

Après installation et pour validation finale de la salle, une égalisation automatique est effectuée mais une correction manuelle est possible également ensuite.





Dominique Schmit : "Avec le mixage objets et suivant la nature des méta-données que l'on intègre, on peut déclencher tel ou tel type d'action souhaitée. Aujourd'hui, ce sont les mouvements et les placements mais on peut imaginer autre chose dans le futur."

















Le mix en Atmos requiert :





  • un montage en 7.1.4

  • le plug-in Panner

  • un mixage en audi équipé Atmos

  • en termes de coût : 3 jours supplémentaires de mix dans un studio Atmos et une licence de 3 700 euros (10 000 US$ aux USA) qui comprend le report.

Le Mix Home Atmos requiert pour sa part :





  • une salle équipée de moniteurs de proximité Nearfield en 7.1

  • une journée de travail

Intervention 2 :





Florent Denizot  - Auteur d’un mémoire sur le Dolby Atmos et le mixage orienté objet à l’École Louis Lumière en juin 2016









Introduction : le mixage orienté objet





Le Dolby Atmos et le mixage orienté objet apportent désormais une véritable alternative à l’orienté canal et introduisent réellement la spatialisation du son.





Les formats orientés canal (5.1 et 7.1) restent aujourd’hui des systèmes fermés ne pouvant pas s’adapter aux différentes configurations des salles. Dans le mixage orienté canal, une rampe de HP diffusera toujours le même son.





Le NHK Audio (22.2) au Japon ou l’Euro 3D en Belgique ont récemment introduit la notion de spatialisation du son mais ils restent eux aussi orientés canaux.





Autres précurseurs de l'orienté objet :





  • Perspecta Sound de Robert Fine aux USA1946, qui intégrait la direction du son sur la bande optique

  • la norme MPEG-H 3D Audio, qui a introduit la notion d’objet sonore

Florent Denizot : "Un objet sonore est un signal audio brut auquel on a adjoint des méta-données avec un identifiant de numéro d’objet et des coordonnées polaires qui permettent au décodeur de reproduire et de spatialiser le son dans la salle. Dans ces méta-données, on peut également introduire des informations de taille du son sur un ou plusieurs HP. "





On peut ainsi donner des indications de directivité, assigner des objets à un groupe, donner des infos de gain et de dynamique ou encore décrire le type de source, que ce soit un canal ou un objet. En effet, avec le format orienté objet, on peut également faire de l’orienté canal, du 5.1, du 7.1 ou de la stéréo.





Le mixage Atmos s’appuie sur une notion importante : les BED (lits). Ce sont des objets mais fonctionnant sur un mode orienté canal. Parmi les 128 pistes potentielles d’objets sonores, 10 sont utilisées par les BED pour le mix orienté canal.









Le plug-in Panner, qui permet la spatialisation, donne la position de l’objet sonore dans la salle mais pas celle de la source qui n’est pas traitée.









Avec le Dolby Atmos, le mix envoyé en salle n’est plus figé : 128 objets sonores sont calculés au rendu dans la session Pro-tools en fonction de leur reproduction dans la salle, de sa taille, du nombre et de la localisation des HP.





Le processeur Dolby CP850 calcule la restitution de la source à partir des méta-données introduites. Chaque position de HP est renseignée au processeur pour qu’il puisse calculer le rendu dans la salle au plus proche de ce qui est souhaité.









Si le processeur ne fonctionne pas, le système bascule sur la diffusion d’un mix en 7.1.









 





La configuration des salles en Atmos





Avant, le système dans les salles était "égocentrique" et centré sur l’écoute du spectateur. Aujourd’hui, il est "allocentrique" avec une écoute centrée sur la salle.









On ne parle plus de "point d’écoute" mais de "zone d’écoute".









Avec le Dolby Atmos, la qualité sonore ne change pas au point d’écoute. Elle est fixée à 85db SPL du bruit rose.





Seule différence par rapport à la norme ISO : pour un son de 0db FS (max numérique), on doit avoir 105db SPL sans distorsion au point d’écoute.





Tous les HP arrière sont calibrés individuellement à 85db SPL, différemment donc du 5.1 où ce sont les rampes qui sont calibrées. Les premiers HP à côté des écrans ont des caractéristiques identiques pour une bonne transition sonore dans la salle.





Le maximum de HP dans la salle est de 64. Dolby fournit une liste des modèles recommandés.





Le mixage en Atmos





Ce n’est plus le processeur CP850 mais le RMU (Renderer Master Unit) qui gère la diffusion et interprète les méta-données de spatialisation pour les rendre dans l’audi de mix.









Le Dolby Atmos Monitor permet de visualiser les mouvements des objets audio dans la salle.









À la différence d’un workflow classique orienté canal, on intègre des objets audio pour les spatialiser avec le Panner qui pilote les objets audio et qui va envoyer les méta-données au Dolby RMU qui se chargera des calculs.









En Dolby Atmos, chaque piste audio est une piste avec des métadonnées. C'est dans ces métadonnées que l'on renseigne si les sons sont des objets ou des canaux classiques (5.1;7.1).





À contrario du mix classique où le son est assigné à une piste, la piste objet assigne ici le son qui sera figé par la suite. Il faut donc bien prévoir avant le mixage ce qui ce qui va être un son ou un objet sonore.





Pour conclure sur le mixage Atmos :





  • Toutes les méta-données sont enregistrées sur le ProTools

  • Au final, on écoute la sortie du RMU (avec le Dolby Atmos, il n’y a pas vraiment d’écoute finale dans une salle de référence [seules les salles les plus précises en configuration maximale de 64 HP pourraient y prétendre] qui ne peut se faire qu’avec le DCP).

  • On peut switcher en 5.1 ou 7.1 qui peuvent être mis sur le même DCP.





 





Le montage en Atmos





La licence Dolby Atmos pour la post-production d'un film est PAYANTE et n’est valable que pour la durée de post-production du film. À ne pas confondre avec le Local Renderer (et les Dolby Atmos plug-ins) qui eux sont gratuits. Néanmoins la clef d'activation iLok n'est valable que pendant 1 an.





Configuration :





  • Configuration maximum 15.1

  • LCR classique derrière l’écran

  • 4 HP au plafond

  • 2 HP arrière comme en 7.1

  • 3 HP sur le côté

  • 1 caisson basse avant et 1 arrière pour le bass management

Il n'y a pas de RMU au montage mais un Local Renderer (une version simplifiée du logiciel du RMU) qui permet juste de gérer la spatialisation des méta-données.

















L’atelier se termine par la projection d’une bobine des films "Les saisons", présenté par Jérome Wiciak (monteur son du film) et de la bande annonce de "Gravity".





  • "Les saisons", de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, distribué par Pathé, sortie 27 janvier 2016

  • "Gravity" de Alfonso Cuaron, distribué par WB France, sortie 23 octobre 2013









THE END © AFSI 2017









 





 





 

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