État des lieux de l’audition professionnelle
L'AFSI vous propose de participer à cette enquête sur l'état des lieux de l’audition des professionnel·le·s du son à l’image. Vous pouvez choisir de participer de manière anonyme ou non :
Bonjour à toutes et à tous,
Je m'appelle Théophile Chauchat et je travaille actuellement sur mon mémoire de fin d’études à la Fémis. Dans ce cadre, j’aurais besoin de votre aide pour mes recherches.
Celles-ci portent sur les traumatismes sonores et les pratiques du soin chez les professionnel·le·s du son à l’image. En m’appuyant sur des travaux en sociologie du travail et du soin, j’interroge la manière dont les rythmes de production actuels — travailler plus, en moins de temps — ainsi que certaines habitudes professionnelles, influencent directement notre capacité à prendre soin de notre audition.
Au fil de mes échanges avec de nombreux·se.s professionnel·le·s, à l’école comme en stage, il m’est apparu que les modes de fonctionnement de l’industrie cinématographique tendent à raccourcir considérablement les temps de fabrication des films. Cela a, selon moi, des conséquences directes sur notre rapport à l’écoute, sur le soin que nous lui accordons, et indirectement, sur la mise en scène sonore elle-même.
Je m’interroge ainsi sur la manière dont cette tendance croissante conduit les praticien·ne·s du son à solliciter, voire à épuiser leur écoute, parfois jusqu’à la mettre en danger et la choquer, au risque de traumatismes irréversibles. Il me semble que le fait d’altérer progressivement son audition dans le cadre du travail ne peut qu’avoir des répercussions sur sa vie personnelle et professionnelle, mais aussi sur sa manière de penser et de construire le son d’un film.
Dans cette perspective, je cherche à établir un état des lieux de l’audition des professionnel·le·s du son à l’image en France. Mon travail s’appuie notamment sur un questionnaire portant sur les effets éventuels des traumatismes sonores, la fatigue liée au métier, ainsi que les pratiques de soin de l’écoute au quotidien.
Je suis bien conscient de la sensibilité de ce sujet, ainsi que du caractère parfois tabou de ces questions. Afin de respecter au mieux vos choix, ce questionnaire peut être rempli de manière entièrement anonyme : vous ne partagerez que les informations que vous souhaitez transmettre.
Je choisis aujourd’hui de passer par l’AFSI pour diffuser ce questionnaire, convaincu du rôle essentiel que joue cette association pour notre profession, y compris dès les années de formation que je m’apprête à terminer.
Je pense qu’il est aujourd’hui important de lever le tabou autour des traumatismes sonores dans les métiers du son, afin de construire un avenir plus attentif et plus protecteur pour nos oreilles. Votre aide me serait alors des plus précieuses dans cette étude et ce début de réflexion qui, je l'espère, en amènera de nouvelles.
Je vous remercie sincèrement pour votre temps et votre attention, et espère avoir bientôt de vos nouvelles.
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