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Thierry Lebon
Le 24 juin 2013
ATELIER "Le son direct"

ATELIER "Le son direct"

 

AFSI :  ATELIER  SONS DIRECTS  - COMPTE RENDU  FINAL

Atelier organisé par Fréderic Dubois & Thierry Lebon

Court métrage spécifique réalisé par Murielle Damain

 

Comme nous l’avions annoncé dès la première réunion, cet atelier avait pour but d’établir une meilleure compréhension entre les différents maillons intervenants dans la conception de la chaine sonore. Sa vocation est de faire un état des lieux de la méthodologie de travail entre la prise de son direct et l’aboutissement au mixage, en passant par le montage.

Comme vous le savez, nous avons en premier lieu, organisé plusieurs réunions qui ont permis d’aborder les points sensibles du tournage, montage et mixage. 

Réunions N° 1 – 2 – 3 entre membres de l’AFSI

Réunion N°4 avec LMA

 

Tout ce qu’il faut savoir sur le travail des directs et que vous commencez à oser demander

· faut-il enregistrer pré ou post fader 

· Faut-il fournir les éclatés ou les mix down ou les 2 

· Que feront les chefs opérateurs du son quand les multipistes 16 pistes arriveront 

· Faut-il filtrer au tournage 

· Faut-il négliger les HF ou bien faut-il leur accorder plus d’importance 

· Les contraintes des tournages et des post productions des téléfilms 

· Les contraintes des tournages à 2 caméras 

· etc.

 

SOMMAIRE


1 - Résultat des Réunions au sujet de l’état des lieux des « sons directs » dans la chaine sonore avec l’exposition des contraintes et difficultés.  Concerne les  3 collèges : tournage, montage et mixage.                                                                                                                                                                  

2 - Démonstration par un assistant image des manipulations à effectuer pour intégrer les sons directs dans la machine de montage et enfin connaitre les étapes d’exportation pour le montage parole.
Constitution une charte technique à donner au montage image pour les imports et les exports son (formats, edl, time code, etc…).

3 – diffusion de tout ou partie du court métrage « L’Amateur » pour illustrer et mettre en exergue les propos de l’atelier.

Des extraits du court métrage serviront de support à tous les sujets traités.

  • En extérieur, choix d’un décor bruyant avec fontaine, circulation et graviers
  • Le tournage en voiture
  • En intérieur : restaurant avec ambiance clients et bruits de cafeteria

Le but principal est de  tester en simultané plusieurs micros.

4 - Le montage des directs.
L’évolution des méthodologies (les plug-ins, le Denoising).
L’utilisation des doubles ou des post synchros. Choix artistiques et/ou techniques  Est ce que le chef op son doit monter les directs 

5 - L’enregistrement des post synchros.
Ecoute comparative casque/HP en auditorium des directs enregistrés lors du court métrage pour mieux comprendre les impératifs de la post synchro.
Choix artistiques et/ou techniques  Est-ce que le monteur image y a déjà travaillé ?
Qui prend la responsabilité d’enregistrer les post synchros 
Le choix du matériel. U87 ou micros utilisés pendant le tournage 
La nécessité de travailler avec un perchman.
Pourquoi la plupart de temps, les directs en voiture sont-ils post synchronisés ?

6 - Le prémix parole.
Utilisation des éléments du court métrage et sensibilisation à la différence entre l’écoute casque, l’écoute d’une salle de montage et l’écoute ayant la courbe ISO.
Les traitements à apporter aux voix.
Faut-il faire un prémix parole ou pas 

 

1 - Résultat des Réunions

Problèmes rencontrés par les équipes de tournage :

Les réalisateurs admettent de moins en moins la présence de micros dans la réserve du cadre. Ceci vient du fait que, l’on recadre ou que l’on zoome dans l’image de plus en plus souvent lors de la post production image.

La prise de son du film se fait parfois uniquement avec des micros HF, ex : « Taken 2 ».

Stéphane Bucher : « J’ai demandé à la costumière d’habiller les comédiens avec des vêtements en coton, pour limiter au maximum les effets de frottements sur les capsules ».

Si une caméra est dans le champ, elle sera effacée en post production, mais bizarrement, cela devient plus problématique pour la perche (ex : « Le Transporteur ») !

Il est assez difficile d’avoir un 2e assistant son.

Les tournages à deux caméras signifient souvent avoir un 2e perchman. Souvent, il est proposé d’avoir un stagiaire conventionné.

Michel Casang : « Maintenant, les tournages ont 2 caméras, donc 2 cadreurs et 2 pointeurs. Pourquoi ne pas avoir 2 perches puisque les conditions deviennent de plus en plus compliquées ? Mais quand il y a 2 perches, on a plus de difficulté à gérer les HFs. La post production se retrouve néanmoins simplifiée ».

 

L’enregistrement des pistes: en mode pré ou post-fader ?

Pourquoi abandonne-t’ on l’utilisation des mixdowns en post production et pourquoi préfère-t’on les pistes iso? :

Le travail en mode pré-fader ne reflète pas le point de vue des chefs opérateurs du son. Ils considèrent que ce n’est plus de la prise de son, mais plutôt de la captation. Néanmoins, le travail en mode pré-fader en tournage de documentaire peut être un atout sachant que « l’accident crée l’événement ».

Yves Capus : « On est forcé de constater que l’on ne fait plus les mêmes films qu’auparavant. Le film qui nous est donné de voir est celui de la post production, d’où les recadrages, l’utilisation des HFs, etc. On s’éloigne de plus en plus de ce qui a été tourné. Mais, il faut pouvoir s’adapter sinon on meurt ».

Michel Casang : « Je ne travaille jamais en mode pré-fader. Je travaille en mode post-fader et je fournis un mixdown. J’estime que lorsque le mixeur ouvre les pistes iso à «0» sur sa console, il reproduit en quelque sorte le mixdown, donc il respecte mon point de vue ».

Il est admis que quand le mixdown est bien construit, on ne va pas chercher les pistes séparées !

Pierre Antoine Coutant : « Je construis mon Mixdown sur 4 pistes : 2 pistes pour les perches et 2 pistes pour les HFs ».

David Rit : « Je fournis un mixdown mais les pistes divergées sont enregistrées en mode pré-fader ».

Il est presque impossible, aujourd’hui, de donner seulement le mixdown au montage image et au montage son. Tout le monde sait (à quelques expressions près) que la prise de son se fait en multipistes. De ce fait le montage image demande régulièrement d’avoir accès aux pistes iso.

Les monteurs paroles préfèrent avoir des pistes iso enregistrées en mode pré-fader parce qu’ils peuvent récupérer les débuts de phrase des acteurs par exemple.

Michel Casang : « Je ne livrerai jamais des pistes enregistrées en mode pré-fader. Revendiquons le droit à l’erreur ».

Olivier LeVacon : « Si je coupe un micro c’est que c’est voulu » !

Comme on l’a vu, la méthode utilisant la notion de pré-fader ne reflète pas le point de vue du chef opérateur son. D’autre part, en mode pré-fader, les niveaux se retrouvent presque toujours  à -16 dB ou -24 dB et sans maitrise de la dynamique.

André Rigaut : « je pense le mix down pour le montage image. »

Yves Marie Omnes  « c’est très dangereux de travailler en pré fader….les ingés son sont moins sur le coup ! »

On garde le post fader plus le mix down.

Il y a des prod (télé) qui imposent Perche + HF divergés pré fader

George Henri Mauchand : « Artistiquement, je dirais post-fader, techniquement, pré-fader.

Mix down au montage image, éclaté pour les monteurs directs. On sait maintenant que la seule raison de demander le   Pré, c’est l’ouverture micro en retard…. »

Le compromis proposé est de travailler en mode post-fader mais de ne pas baisser complètement le fader quand la source sonore n’est pas utile de telle façon à laisser exister une légère modulation résiduelle. Il sera possible de rattraper les niveaux faibles lors du montage parole grâce aux fonctions «clip gain» des stations de montage audio. «Pyramix » et « Protools 10 » permettent d’ajouter un gain de plus de 36 dB.

Une autre solution existe, mais… elle se trouve dans les cartons de AATON : une automation de volume d’une piste enregistrée en mode pré-fader. Il suffirait de transférer les metadatas dans la machine de montage voulue. A suivre…

Michel Casang : « Je n’aime pas la Cantarem, donc cette solution si elle existait, ne me conviendrait pas ».

 

Le Filtrage à la prise de son ? :

On note que le filtrage à la prise de son est souvent lié au casque d’écoute et surtout à l’utilisation du casque HD25. Or, celui-ci est très (même trop)  généreux dans les basses.

Il est donc recommandé de limiter les corrections de filtrage passe-haut dès que l’on utilise ce casque.

De plus, les mixdown sont écoutés à la fois dans les salles de montage image qui sont équipées d’écoutes très mal ou pas réglées, et souvent trop sourdes, ainsi que par les responsables de chaines de télévision sur leurs lecteurs DVD. Pour éviter d’avoir des retours de bâton injustifiés, la tendance est de couper les basses des mixdown pour que tout se passe le mieux possible.

Une solution : peu ou pas de filtrage sur les pistes iso enregistrées en mode post-fader et filtrage plus important sur le mixdown. En revanche cette solution est bancale dans le sens où il faudra prendre la décision de ne pas garder le mixdown pour le mix final. Une discussion s’impose donc avec le monteur parole et le mixeur avant de prendre en compte cette option.

Globalement, les techniciens intervenants dans la chaine sonore du film doivent communiquer le plus tôt possible pour éviter certains écueils.

 

Le comportement des acteurs par rapport au son :

Globalement les acteurs parlent de moins en moins fort. Le niveau de leur voix est inversement proportionnel à l’évolution technique des appareils enregistreurs !

Il est délicat de leur demander directement de «jouer plus fort » ou « porter un peu plus »

 Il est préférable de passer par le réalisateur.

De plus, les comédiens maitrisent de moins en moins la dynamique de leur voix et cela devient un problème.

Yves Capus : « J’ai remarqué que la dynamique est plus difficile à gérer en 24 bit qu’auparavant, et qu’il me manque un peu de compression pour redonner du coffre aux voix ».

La nouvelle tendance au tournage est de moins moduler la perche du fait de cette dynamique accrue.

 

Faut-il utiliser des systèmes de « Denoising » au tournage ? :

La réponse est : NON.

Accepter de l’utiliser, c’est se tirer une balle dans le pied !

 

Pourquoi on n’utilisent’ on pas plus de micros canons sur les tournages français ? :

Les micros canons sont adaptés aux voix anglo-saxonnes.

Yves Capus : « J’ai travaillé une fois avec un micro canon Sanken CS3E ». Le son était très dur lors de l’écoute au casque et le Sanken est un micro qui ne pardonne pas les erreurs de pointage. Néanmoins, ce fut une très bonne surprise d’écouter le résultat en auditorium de mixage ».

Stéphane Bucher : « Lors du tournage de Taken 2 aux USA j’ai discuté avec les chefs opérateurs du son de la série Lost et de Baywatch.

Globalement, ils travaillent avec un micro canon câblé à l’enregistreur (pas de HF) et la production demande expressément d’avoir le moins de post synchronisation possible. La prise de son se fait donc en multipistes avec pistes iso et mixdown.

Il en découle un gros travail en post production (denoising, decrackling, etc).

S’il y a besoin d’un son seul texte, on le fait tout de suite de telle façon que le jeu de l’acteur soit conservé contrairement à la méthode française qui repousse tout en fin de journée.

Les chefs opérateurs du son ne sont pas des Geeks, ils sont même un peu conservateurs. On travaille avec des systèmes américains parfois un peu dépassés… Il m’a été souvent demandé : C’est quoi le Cantar ? »                                      

 

A la question : que feriez-vous avec des enregistreurs 16 ou 24 pistes ?

la salle est restée muette.

 

Petit retour sur le silence plateau ou les sons seuls.

Yves Capus : Quand je demande le silence sur un plateau, des fois ça marche !

Yves Marie Omnes  : j’ai fait un film ou le réalisateur demandait systématiquement une prise muette.

 

Liaisons filaires ou non ?

50% liaisons perche sans fil en long  

80% en téléfilm

Liaison HF double intérêt, niveau augmenté et compression ON

 

2 - Démonstration par un assistant image

 

Le rôle du monteur image dans la gestion des sons directs (et de son assistant)

  • Charte PDF pour la technique des transferts
  • Voir réunion commune avec les monteurs associés

Dans le processus de montage et choix des directs, ne surtout pas oublier le rôle du monteur image.

Idéalement, les doubles devraient être montés par le monteur image.

Il arrive parfois que la détermination de post synchro se fasse en salle de montage image ! Horreur

Il faut parler des écoutes en salle de montage image qui sont la plupart du temps des catastrophes, quand on ne trouve pas une bouteille d’eau juste devant le HP …

Le tuto   « Préparer son export son sur AVID »   : (voir pièce jointe tout en bas de cette page)

 

3 – diffusion d’extraits du court métrage « L’Amateur », réalisé spécialement pour cet atelier

   voir le court métrage ICI

Pourquoi un court métrage ?

On a décidé via ce court métrage de tester les micros les plus utilisés par les chefs op.

Choix de trois décors et méthodes de tournage :

  • Extérieur avec fontaine et graviers + circulation lointaine
  • un travelling a l’épaule pour les bruits d’équipe
  • Intérieur voiture,
  • Intérieur restaurant avec figuration.

Dans cette partie, nous n’aborderons pas le montage son, N’oublions pas malgré tout que le sujet est - et - reste le son direct.

Un questionnaire a été proposé sur le site pour connaitre qui utilise quoi, et nous nous sommes servis du résultat pour tester les micros les plus utilisés.

Voilà le résultat des statistiques 

(37 réponses au questionnaire envoyé par l’AFSI a ses membres)

1 Tableau Micros     

  

 

2 Tableau enregistreurs et mixettes            

 

 

3 tableau Cravates et HF       

  

Voici donc les micros que nous avons utilisés pour le court métrage

Micros top 5 d’après statistique AFSI                      

· MK 41 Shoeps

· KM 150 Neumann

· MKH 50

· MKH 60

· CMIT 5U Shoeps

Nous avions décidé dès le départ que nous ne comparerions pas les HF
Le fait de pouvoir tester plusieurs enregistreurs a été abandonné au dernier moment, faute de moyens.

Bien évidemment, aucun mix down n’a été fait, on a les micros séparés, chacun sur une piste

Utilisation d'une ou plusieurs perche selon possibilités

 

PETIT INTERMEDE - FILM MUET Making Off N° 1

 

ECOUTE DES MICROS SEPARES (lien a venir)

 

4 - Le montage des directs.

Quelle est la mission d’un monteur directs.

  • Récupérer le projet Avid (AAF _ OMF)
  • RElinker les éclatés Voir le tuto ICI
  • Trouver des doubles
  • Enlever les pistes inutiles
  • Préparer au mieux le projet pour le mixage
  • Remise en phase, Denoising, filtrage, niveaux,… ?

 

Est-ce que les techniciens de post production trahissent les intentions de prise de son ? :

 

Si la post production demande expressément de travailler en mode pré-fader, on peut avoir la nette impression d’être trahis.

On voit très bien que maintenant tout se passe en post production :

Le montage donne parfois un film différent du scénario.

Yves Capus : « Fait-on le même film ? »

De ce fait, l’utilisation du multipiste ouvre plus de possibilités pour le montage.

Pour éviter ce sentiment de « trahison », les mixeurs demandent que les chefs opérateurs du son soient présents lors de la détection des post synchros à effectuer.

Le but du jeu est que ceux-ci puissent constater que chacun a un seuil différent de tolérance concernant le bruit de fond et la compréhension surtout en fonction des écoutes (casque vs Ecoutes cinéma).

Le manque de compréhension de la post-prod par rapport aux difficultés rencontrées par l’ingénieur du son de tournage…..et c’est souvent réciproque.

André Rigaut : « pourquoi la personne qui monte les directs est souvent la personne qui a le moins de temps, souvent la moins qualifiée (assistant) et la moins payée ? »

Le direct, c’est le pilier pour la plupart des  films. C’est la raison pour laquelle un monteur direct doit être payé comme chef.

Frédéric Dubois : « Pour les téléfilms, le temps de montage direct est limité à 5/6 jours.

Parfois on arrive à 9 jours »

George Henri Mauchand : « En téléfilm, on a 5 semaines de montage son, 2 semaines de montage directs…c’est un standard. Les productions ne s’adaptent pas au projet. »

Situation illogique, la parole étant la colonne cérébrale, trop peu de temps est accordé au montage des directs, surtout en téléfilm.

André Rigaut : « le silence raccord est accepté par l’équipe image…si l’équipe est disciplinée, le petit bout entre « moteur » et « action » est utilisable »

 

Les outils d’amélioration des directs sont utilisables en accord avec les mixeurs (ou pas).

 

Mon point de vue de mixeur :

L’utilisation du Cedar ou de tout autre appareil hard ou soft permettant le « nettoyage » des sons directs semble devoir se faire à l’image et avec des conditions d’écoute optimales (donc Audi ou salle de montage optimisée en bande passante et réglée en niveaux)

De mon expérience, un son « chargé » que j’avais demandé à un camarade monteur de nettoyer (sans image) s’est retrouvé à la  limite « trop bien nettoyé »

Très très bon résultat, mais à l’image, le son était totalement désincarné et j’ai dû jongler entre ce qu’il avait fait, ce que moi j’avais réussi à faire dans l’audi, et le son brut !

Autre expérience : le preneur de son monte les directs.

Dans un sens, c’est super car, en toute connaissance, il va aller chercher les doubles, les sons seuls…….mais il va essayer de sauver le maximum de directs…..

Dans l’autre sens : refus quasi systématique du doublage, considéré comme une véritable punition.

Quand le mixeur est de bonne fois, ce n’est pas une honte pour le preneur de son que de faire doubler certaines séquences ou certaines phrases.

Alors, certes, il y a des monteurs (euses) directs  qui ne veulent pas prendre de responsabilités par rapport aux mixeurs.

Les monteurs (euses)  directs issu(e)s de l’assistanat image, savent aller chercher les doubles, sont la continuité des discussions monteur / réalisateur, mais sont en général moins pointues techniquement.

On constate un « savoir-faire » copié collé, sans savoir vraiment pourquoi ils font comme cela

Il existe maintenant une vraie spécification de monteur direct. Cette catégorie prépare mieux le travail pour le mixeur, fait certains niveaux, nettoie certains sons (en gardant toujours les originaux) organisent les pistes au mieux pour le mixage

 

Toute une partie du travail sur le son direct du court métrage « l’amateur » a été écouté et démontré en direct live par Frederic Dubois a partir de sa session Protools.

Montage paroles : groupes de 8 montés en A/B

Raccords sons montés (Parc)

 

Le court métrage se divise en trois parties distinctes

 

· Séquence fontaine et graviers

Ecoute des  différents sons seuls, fontaine près, loin…mono, stéréo.

On est allé trop loin dans le choix des décors  trop bruyants, mais c’était pour montrer la limite des Dénoiser, aussi magiques soient-ils.

Les comédiens ne parlent pas assez fort.

Fred a  enlevé les goutes à la main une par une.

Ecoute de  la totalité des pistes / comparer en  enlevant les ambiances… 

Ecoute Hf original puis HF travaillé

 

· Séquence intérieur voiture :

c’est en fait une sorte de démo pour savoir comment placer les micros, les planquer, et lesquels choisir. Pas de montage son nécessaire, voiture peu bruyante.

Donc choix des micros au mixage

 

· Séquence restaurant :

C’est peut-être le KM 150 qui sonne le mieux. Est-ce parce que les trois autres micros étaient cote à cote ou qu’il était mieux perché ? (photos)

Montage direct : obligation de passer d’une prise à une autre à cause d’un bruit de verre.

Utilisation de l’élastique audio  pour remettre le double synchrone.

 

Les Rapports Sons, manuscrits, PDF ou informatique ?

 

Beaucoup de monteurs sont encore sensibles aux rapports sons manuscrits.

Les rapports sons en PDF sont moins « users friendly » quoique plus précis.

De plus, s’ils ne sont pas imprimés à l’origine, ils auront moins de chance d’être lus par l’équipe de post production. Cette situation se rencontre souvent en téléfilm.

Ceci vient entre autres du fait que les données metadatas encapsulées dans les fichiers audio se transmettent bien dans la chaine sonore et l’utilisation de rapports sons devient accessoire. Il ne faut pas négliger aussi que le montage parole d’un téléfilm doit se faire en 5 jours et que chaque seconde compte.

George Henri Mauchand : « papier manuscrit préféré au PDF. Les pistes doivent être bien nommées et cohérentes dans le choix des dispositions….perche 2 par exemple… »

 

Un représentant de Tapages a montré un nouveau rapport son « papier »

Yves Marie Omnes utilise sous file maker, un rapport qu’il a mis au point d’après les données Cantar; Il extrait automatiquement les « W »

André Rigaut utilise un rapport sous Excel qu’il a mis au point avec Jean Umansky.

L’idéal serait une base de données sur internet qui permettrait à l’ensemble des intervenants de mettre ses petites notes. Il faut y travailler, ça permettrait d’utiliser les tablettes graphiques….

Dominique Lancelot : « je travaille avec un Pocket PC et je rentre tout en Excel…puis j’ai une application texte pour la main courante, je peux marquer mes humeurs et cela me déstresse. »

Vincent Goujon : « est-ce que ça vaut le coup de faire un rapport papier ? »

 

Intevention de Yves Marie Omnes (10 mn) sur son travail sur le rapport son

Voir compte rendu sur le IXML

 

5 - L’enregistrement des post synchros.

Détermination des post synchros – C’est la première fois qu’on écoute les directs en Audi.

Pour quelles raisons demande-t-on des post synchros ?

· PS pour les ajouts de texte demandés par le réalisateur ou le monteur (parfois off)

· PS pour la diction

· Pour les problèmes techniques

 

La post synchro est souvent subie par les preneurs de son comme une punition…..

Le chef op tournage devrait OBLIGATOIREMENT assister à la détermination de post synchro.

Ils renseignent les monteurs qui ne lisent pas les rapports son et disent s’il y a des doubles….

 

Les Seuils techniques de demande de post synchro sont très différents d’un mixeur à l’autre.

On a même entendu dire que, pour une comédie, les dix première minutes devraient toujours être doublées…..

Thierry Sabatier : « Si l’ingénieur de tournage passe à l’Audi au moment du prémix dialogue, c’est déjà trop tard, toutes les décisions ont été prises en amont. »

Yves Marie Omnes : « On doit accepter les post synchros, il y a toujours une raison valable. »

 

La plupart des réalisateurs n’aiment pas la post synchro.

Les comédiens français non plus…..

Mais  ils préfèrent lire une rythmo que de faire des ADR (problème de culture) même si en audi on fait parfois le système du perroquet (on passe la phrase en audi et le comédien répète)  ça ne marche pas en cas de changement de texte.

Problématique du choix des dates de la détermination de post synchro. La plupart du temps, le monteur son direct n’a pas commencé quand cette date est déterminée. Le mixeur n’a alors sous les doigts souvent que les mix down.

Quand la détection se fait avec la sortie Avid (sans éclaté) : 20 % de post synchro

 

Dans le cas ou le monteur direct a commencé son travail avant la détection, on évite presque 50% des post synchros qui auraient été prévues sans ce travail de recherche de double, de nettoyage ou de choix de micros.

Quand le montage direct a été commencé avant la détection : 7 % de post synchro

 

Perchman en Audi : on a toujours aimé les plans sonores…n’est-ce pas un problème de culture ?

est-ce toujours bien utile techniquement?

 

Est-ce qu’on doit enregistrer les post synchros avec le matériel de tournage (ou pas) ?

Doublé avec un micro cravate ?

Ce sont de vraies questions et il me semble qu’il faudra faire un atelier à ce sujet.

Yves Capus ; quel micro utiliser en post prod ?

Laure Arto préconise une post synchro faite avec les micros de tournage…..

C’est une coutume qui est arrivée assez récemment

Un bon nombre d’ingénieurs enregistrent les post synchros  avec un U 87

William Flageolet :  « sauf quand les Neumann d’Audi sont morts ou mal maintenancés…..

Les seuls préamplis valables sont les Neve (ceux qu’utilise Madonna) »

 

En fait, comme avait dit Gérard Lamps sur des forums dont c’était le sujet « le résultat dépend essentiellement de l’émission du comédien »

Les comédiens ont souvent du mal à retrouver le raccord car ils sont dans un autre environnement (sonore) ou ne sont pas très a l’aise en audi

De plus, pourquoi utiliser un hyper cardio en audi, alors qu’il y a aucun bruit environnemental ?

 

 

Y a-t-il une véritable pertinence de faire des sons seuls au tournage ?

André Rigaut : « je suis chef opérateur du son et je fais le montage des directs,   Pour moi c’est une bonne solution.

Une autre solution est d’aller faire des sons seuls chez les acteurs. Ca fait gagner du temps d’Audi, et parfois l’équivalent d’une semaine de montage son. »

 

Faire des  sons seuls pour du texte est plus facile sur le tournage que de faire des ambiances.

André Rigaut : « une chose très importante dont personne n’est jamais au courant, les scènes coupées au montage. Elles peuvent parfois contenir des sons précieux (rires, réactions de comédiens). »

 

 

6 - Le prémix parole.

Il faut imposer de faire des réunions de préprod. Ça permet que les gens du tournage et de la post prod se rencontrent. Mais les plannings sont souvent différents et on trouve rarement les bons créneaux.

Thierry Lebon : Ces réunions existaient il y a quelques années, mais ont disparue à l’arrivée des post producteurs.

William Flageolet : les mixeurs sont maintenant choisis après le tournage en fonction des dates déterminées par la prod.

 

Doit-on faire un PMX DIAL ou pas ?

Il n’est plus nécessaire techniquement de faire de prémix dialogues. On fait un prémix « virtuel »

Mais le prémix dialogue permet ensuite d’aborder le mixage en pensant plus « séquence par séquence» que millimètre par millimètre.

La théorie de Dominique Hennequin était, paroles et bruits sont l’ossature du film, la musique et le montage son sont accessoires.

 

Le choix de PMX dial ou pas est plus psychologique que technique

Une nouveauté, la préparation des paroles par le mixeur « à la maison »

 

William Flageolet : Moi je fais des PMX virtuels. Je n’enregistre pas parce que le numérique, ça dégrade….

Thierry Lebon PMX dial ou pas, je préfère une solution ou le réalisateur est à l’aise dans l’audi.

Faire un mix de front ennui souvent le realisateur

Le fait de faire un PMX dial, permet ensuite d’aborder le mixage séquence par séquence, et ça, ça veut dire quelque chose pour lui.

Geoge Henri Mauchand : « le réalisateur doit être présent au prémix »

Thierry Sabatier : « pmx oui, mais avoir les musiques et le montage son en témoin.

En téléfilm, les audis ne mettent toute les machines à disposition que pendant la deuxième partie du mix, d’où obligation du prémix dial »

Faire un PMX permet de rentrer dans le film

Faire un prémix de prémix, c’est bien aussi.

William Flageolet « est ce que le monteur image doit rester pendant le mixage ? »

 

Mini atelier dans l’atelier

Une comparaison d’écoutes a été mise en place pour que chacun puisse écouter au casque, sur des enceintes type salle de montage et aussi sur des JBL d’auditorium la même séquence.

 

Prémix paroles par Steven Ghouti

1ère partie

2ème partie

 

LE COURT MÉTRAGE "L'AMATEUR" ICI

Nous remercions ici toutes les personnes qui ont participé bénévolement à cette aventure et tout particulièrement pour le tournage du court métrage « l’amateur »

Les acteurs :    Jules VALLAURI,  Céline MAUGE,  Philippe WEISSERT

MISE EN SCENE

Réalisation et scénario :Murielle DAMAIN

1er assistant Réalisateur

Rémi GALIBERT

Scripte

Véronique HEUCHENNE

IMAGE

Directeur de la photographie

Hervé LEFEL 

Assistante caméra

Evgenia ALEXANDROVA

MONTAGE    

Isabelle MANQUILLET (LMA)

SON

Ingénieur du son

Michel CASANG, Laurent POIRIER

Perchman

Béatrice PILORGE, Claire BERNENGO, Morgane SZUCS

BRUITAGE      Pascal DEDEYE –

MONTAGE SON     Nadège FEYRIT – Frédéric DUBOIS    

MIXAGE    Steven GHOUTI (Yellow Cab)

REGIE

Régisseur général

Yves CAPUS

Régisseuse adjointe

Morgane SZUCS

 RENFORTS TOUS POSTES

Olivier BINET, Carl GOETGHELUCK, Vincent GOUJON , Kevin L'EVEQUE

Paul-Etienne MONDAIN , Benjamin SILVESTRE, Florian TIROT.

VOIX OFF :    François JEROSME

Enregistrement voix off : Éric LONNI (Digital Salad)

CONCEPTION GENERIQUE     Martial VALLANCHON

PHOTO  ANCIENNE     CONCEPTION  / Annakarin QUINTO  -  MODELE / Pauline THOMAS

REMERCIEMENTS

LA FEMIS  -  TAPAGES  -  Mairie de SEVRES  –  Restaurant  LA Scène  -  Mairie de Courbevoie –  Jean CASANOVA  - Lionel GUENOUN  - 

 

Et l'incontournable "Making off"

 

Documents
icoPaperclip32Dark tuto_afsi_export_son_avid_v2_2.pdf
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