Rencontre Inter-asso: lutte contre les VHSS
Le 18 juin a eu lieu par zoom une réunion inter-asso VHSS. Les associations professionnelles suivantes étaient représentées: l'ADC – ADP - AFAR – AFC – AFR - AFSI (Laure-Anne Darras et Emmanuelle Villard) – LMA – LSA – MAD – L'UNION – CST. Cette rencontre devait préparer une audition devant la Commission Parlementaire contre les Violences dans la Culture. Cette commission a été dissoute en même temps que l'Assemblée Nationale. Elle avait entendu 70 personnes, soit 35 heures d'audition, qu'il est possible de revoir sur le site de l'Assemblée. Si elle est à nouveau mise sur pied, elle recommencera à zéro. (https://videos.assemblee-nationale.fr/commissions.violences-commises-dans-les-secteurs-artistiques-et-mediatiques-ce)
Baptiste Heynemann (CST) a pris la parole au début de la réunion et informé les associations de la future obligation de formation des technicien.nes et artistes au moment du tournage cinéma.
La formation aura lieu en distanciel puis en présentiel (2h30). Cette formation se fera sur le temps de tournage. Ses modalités d'exécution sont en cours d'élaboration. Car des questions se posent pour les équipes de post-production, celles qui ne sont pas sur le plateau (déco, costumes, …), les figurants, les comédien.nes non présents ce jour-là.
A l'issue de la validation de la formation, les technicien.nes recevront alors un badge
Plusieurs points restent à vérifier:
Y aura-t-il l'obligation de refaire la formation si on a déjà suivi une formation sur un film précédent ?
Les techniciens formés au poste de référent auront-ils besoin de suivre cette formation ?
Pour l'instant,cette formation sera obligatoire pour les tournages cinéma, pas dans l'audiovisuel. Le dispositif sera élargi s'il fonctionne.
La formation ne concerne pas le harcèlement moral. Plusieurs représentants des associations soulignent que c'est un problème majeur.
Lors du Festival de Cannes 2024, ont été signé 2 avenants à la convention collective qui concernent les VHSS et le travail des enfants. Elles ont été envoyé à l'inter-association. (Voir les pièces jointes.)
Le référent doit obligatoirement être formé. Sa mission repose sur le volontariat. Il est protégé lors de sa mission. Il perçoit une indemnité de 30 euros brut hebdomadaire.
Se pose l'incertitude d'être à nouveau réengagée par la production si ce référent remplit sa mission. Comme le montre ce qui arrive actuellement à Stéphane Gaillard, qui n'est plus appelé comme directeur de casting, depuis qu'il a créé #MetooGarçons.
Face au questionnement en ce qui concerne la disproportion entre le pouvoir de certains agresseurs et celui du référent VHSS : la mission du référent consiste à accueillir la parole, orienter, faire remonter l'information. Il n'est pas une autorité. La responsabilité incombe au producteur de prévenir, enquêter, sanctionner. S'il ne fait rien, le producteur prend le risque de terminer au pénal.
Le référent VHSS peut saisir le CCHSCT en toute confidentialité.
A vérifier : dir de prod et administratrice de prod peuvent-ils être référent en raison de leur contrat spécifique, dit de subordination au producteur.
Pour la post-production, la possibilité d'avoir un référent situé hors équipe ou hors projet, ou chez les prestataire a été évoqué. Une réflexion peut être menée avec la FICAM. La situation de la post-prod est particulière en raison de la succession d'étapes, en tête à tête.
Bilan des formations actuellement dispensées par la CST: 300 personnes ont été formées. Il s'agit majoritairement de femmes à 90%. Il faut donc impliquer les hommes dans ce dispositif.
Egae constate que les milieux du spectacle vivant et de la musique sont plus présents que le cinéma et l'audiovisuel.
La CST peut mettre à disposition des locaux si besoin le week-end.
Une formation concernant le poste de Coordinateur/trice d'intimité sera mise en place. Il s'agit de former une dizaine de personnes. Il y a beaucoup de demandes.
Certaines associations ont du mal à mobiliser leurs adhérents pour les formations. La question de la prise en charge des agresseurs a été évoqué.
Elle avait entendu 70 personnes, soit 35 heures d'audition, qu'il est possible de revoir sur le site de l'Assemblée. Si elle est à nouveau mise sur pied, elle recommencera à zéro.https://videos.assemblee-nationale.fr/commissions.violences-commises-dans-les-secteurs-artistiques-et-mediatiques-ce
En conclusion, il est important que chacun soit formé, que le maillage soit à la fois vertical et horizontal, d'informer sur la pluralité des dispositifs qui existent, de décloisonner les équipes, afin de faire cesser l'omerta et que afin que chacun.e puisse parler.
Prochaine réunion possible : en Septembre pour un point sur ces nouvelles obligations de formation.
240517_Avenant VHSS.pdf
240517_Avenant Mineurs.pdf
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