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Olivier Le Vacon
Le 22 octobre 2012
Les micros numériques

Les micros numériques

Ce compte rendu à été écrit par Axel Zeppenfeld. Relu par Pierre Antoine Coutant et Vincent Magnier qui ont aussi présenté cette journée.

Le photos de Thierry Lebon. A voir ICI.

AFSI - LES MICROS NUMERIQUES - 10/04/2012

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En introduction et devant une affluence importante, Alain Richer, de Sennheiser, initiateur de la journée, fut le premier à prendre la parole pour présenter les deux principaux intervenants. Martin Schneider et Stephan Leschka sont respectivement ingénieur acoustique et mécanique et ingénieur électronique et software, chez Neumann. Alain Richer est lui responsable des produits professionnels chez Sennheiser.

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Ce fut à Martin de lancer les débats de cet atelier numérique, dans un Français excellent. Selon lui, les microphones numériques prennent tout leur sens dans une chaîne tout numérique (Continuous Digital Workflow). Tout n'est pas encore parfaitement huilé, mais il faudrait se diriger vers le tout numérique pour que cela devienne pertinent.

Martin travaille pour Neumann depuis 20 ans, le numérique étant dans les tuyaux depuis 14, sous forme de projet. En 2003, le premier micro numérique est présenté à l'AES. Convaincu de l'efficacité du matériel, il souhaite toutefois avoir un point de vue sur l'ensemble de la chaîne. D'où l'utilité pour lui des retours de l'AFSI.

Il précisa la notion de Continuous Digital Workflow qui relève de trois concepts : la qualité, le processus de travail (workflow) et la fiabilité.

Depuis la création du CD dans les années 80, la gamme dynamique a évolué. En radio également. En 2010, la musique enregistrée était devenue quasiment sans dynamique. Les enregistrements sont 10 à 16 dB plus haut. Mais « la guerre du volume (loudness) est terminée ». Grâce aux recommandations ITU-R1770 et EBU-R128, il y a désormais un statu quo et des limites ont été appliquées.

Il fit ensuite entendre un comparatif entre deux enregistrements d'une petite horloge. 10'06 Le premier, fait par un micro analogique avec préampli standard, le second avec la Solution-D de Neumann (le D-01) :

Pour l'enregistrement analogique, amplifié à une centaine de dB, le bruit de fond du micro est audible.

Pour le deuxième, le spectre diffère. De plus, apparaissent des aigus qui sont normalement masqués par le souffle analogique. Si le bruit de fond est trop bas, on commence, en effet, à entendre des sons jusque-là inaudibles. On peut toutefois toujours ajouter, par la suite, du bruit pour le cacher.

Pour le workflow, la notion de prix est essentielle. On doit devenir plus efficace : le workflow peut être automatisé par des setup mémorisables. La saturation et la distorsion ne sont plus un problème, il y a comme un "airbag" dans le micro.

Pour la fiabilité enfin, les micros numériques sont beaucoup moins sujets aux interférences électromagnétiques. La gamme dynamique est très extensive.

Vint le tour de Stephan, venu de Berlin lui aussi, mais non francophone. Alain choisit de laisser l'ingénieur s'exprimer en Anglais, pour traduire les parties importantes ou mal comprises par les auditeurs.

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Pourquoi donc utiliser le numérique, sachant que la plupart des forces en présence ont des habitudes bien ancrées dans l'analogique ? Stephan en énuméra quelques avantages

- Amélioration du rapport signal sur bruit dans la conversion et dans toute la chaîne audio.

- La connectivité et le contrôle. 18'00

- La conversion analogique numérique (A/D) Neumann, depuis le signal de la capsule (analogique).

- La protection numérique contre la saturation.

- La synchronisation.

- Le transfert de données audio multicanal.

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Une vue d'ensemble de la technologie mise en œuvre par les microphones Neumann fut présentée avec, dans un premier temps, une comparaison des deux flux, analogique et numérique.

Dans les deux cas, bien sûr, le résultat est un fichier numérique. Seulement, Neumann fait la conversion dès le micro et permet d'avoir une interface numérique, directement sur l'équipement.

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En analogique, il y a une perte du rapport signal sur bruit, en fonction du gain et surtout du préampli. Pour un gain au dessus de 40 dB, le bruit blanc augmente de façon proportionnelle, mais en dessous, c'est handicapant.

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En numérique, le fait d'intégrer dans le micro une plus grande partie de la chaîne audio permet une adaptation parfaite à la capsule et libère du rapport A/D. Le rapport signal sur bruit y est constant, tout au long de la chaîne de flux, d'où une conservation plus importante de la dynamique.

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En résumé, la chaîne analogique provoque une perte du rapport signal sur bruit, en fonction du choix de capacité d'aménagement (réserve), au moment du transfert numérique, ainsi qu'une perte dynamique et un risque de saturation. Tandis que la chaîne tout numérique du micro Neumann a une large plage dynamique et le niveau de correspondance numérique n'a pas d'influence sur la qualité du signal. 31'00

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Concernant la puissance et le contrôle des micros numériques, dans l'interface standard AES42 : les données audio AES3 (contenant les propriétés du microphone) sont transmises au récepteur avec 10V de puissance Phantom (+ 2V d’impulsions de télécommande).

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Parmi les commandes transmises au microphone, il y a le changement de polarité, le filtre coupe bas, la pré-atténuation, le gain, le compresseur/limiteur, le mute, la phase, etc. Les propriétés transmises par le microphone sont les paramètres de la télécommande dédiée, les informations d'état, le nom du fabricant, le modèle de microphone, le numéro de série, la latence introduite.

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Pour répondre à une question sur la directivité, Stephan indiqua que seul le D01 propose 15 directions différentes. Sur les KM (miniatures), la directivité est liée à la capsule et ne peut pas être modifiée à distance. 40'00

Alain indiqua qu'il n'était pas possible, avec ce micro, d'enregistrer le signal sans choisir la directivité de la capsule, pour le faire ensuite, lors du traitement.

42'10 La capsule, dans le micro, est analogique (la membrane) puis il y a un petit circuit, un convertisseur d'impédance. Martin précisa que cela ajoutait un bruit. Il s'agit, dans le cas du D01, du bruit thermique de l'air (4dBA), celui du circuit (4dBA) et celui du convertisseur (0 à -1dBA), c'est à dire environ 7dBA au total. 44'30 Les meilleurs micros analogiques font un bruit équivalent ou très légèrement inférieur, le numérique ne pouvant pas faire mieux, dans la mesure où il compile technologies analogiques et numériques.

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La conversion A/D Neumann restitue une dynamique tout aussi importante, grâce à son processus double de conversion (CF slide 14). 54'40 Lorsque le signal devient trop important, il y a comme un compresseur. Tant que le signal est faible, il passe dans le convertisseur basique. Sinon, la partie partie « en trop » passe par le deuxième convertisseur. Cette quantité compressée est ajoutée à la sortie, après la conversion numérique. Ce travail de précision fut une des grandes difficultés rencontrées par les ingénieurs de Neumann, qui les occupa près de trois ans.

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La capacité dynamique est d'environ 140dB. Le passage au deuxième convertisseur se fait sans signal. La stabilité sur le long terme et la haute résolution de la sortie numérique sur toute la largeur dynamique sont garanties. L'addition simple des deux signaux convertis en numérique se fait sans algorithmes ou ajustements complexes.

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Pour le traitement du signal (CF slides 16 et 17), les micros intègrent un filtre coupe bas, un inverseur de polarité, un gain numérique, un compresseur/limiteur convertible, un flat mode peak limiter indépendant du compresseur pour empêcher la saturation numérique.

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La synchronisation des appareils audio numériques et des microphones numériques (AES42) fut également l'objet de leur attention (CF slides 18 et 19). Il n'y a pas de différence de polarité, le traitement très sûr ne subit pas d'influence de l'utilisateur et c'est automatique : la synchronisation s’effectue en cinq secondes au branchement.

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Concernant le multicanal, alors que l'analogique peut aller jusqu'à 16 canaux, le câblage numérique accueille un maximum de 128 canaux (CF slide 20). La solution Ethersound (CF slide 21) permet une latence très courte, un contrôle de la synchronisation audio, une intégration complète dans les consoles Innovation Eclipse. La limite est donc de 2 x 64 canaux et exige une licence à acheter.

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Le système fut utilisé sur le "Classic Open Air de Berlin", le Schloss-Festspiele" de Regensburg et au Casino de Monte-Carlo. Espace Concept associe micro numériques et Ethersound, depuis 2007, pour réaliser des chaînes tout numériques.

Enfin, le RAVENNA (CF slide 22) est une architecture audio vidéo en temps réel améliorée de nouvelle génération. Les données audio sont directement envoyées et contrôlées par ordinateur, à travers une adresse IP. Le processus permet la synchronisation automatique de tous les appareils et de toutes les données audio en réseau. Il s'agit du projet le plus actuel de Neumann.

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En résumé :

- Les microphones numériques Neumann atteignent la qualité des meilleurs microphones analogiques.

- Le traitement du signal intégré permet de se protéger de la saturation numérique (par le peak limiter) et la télécommande.

- Les convertisseurs et préamplis coûteux ne sont plus nécessaires dans la chaîne de travail.

- La synchronisation automatique et sûre des microphones dispensent d'utiliser de sample rate converter.

- Le signal est beaucoup moins sensibles aux interférences.

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Après une courte pause, Martin reprit la parole pour décrire, en substance, son activité : il s'agit non seulement de construire des micros, de les tester, mais aussi d'essayer de les « détruire ». S'il n'y arrive pas, ils sont prêts pour le marché ! (1.2) 0'00

Il enchaîna avec une présentation des produits disponibles, à ce jour, dans la gamme des microphones numériques Neumann : le D-01, double capsule (seul pour lequel la directivité peut être changée, par télécommande), le TLM 103 D (seulement cardioïde, bruit de fond de 7dBA), la série KM D avec huit directivités différentes (3 omnidirectionnels, 3 cardioïdes, 1 hyper-cardioïde, 1 bi-directionnel), le KMS D pour la scène (cardioide et hyper), le KMR 81, premier microphone demi-canon numérique. Le bruit de fond a été baissé à 9dBA, la pression sonore est de 141dB et c'est le demi-canon le plus léger du monde.

Chez d'autres constructeurs : les Sennheiser MKH 8020/8040/8050. Les modules canons MKH 8060 et 68070. Le MZD 8000 pour MKH 8000.

4'40 Pour répondre à une interrogation du public, Martin indiqua qu'un micro bidirectionnel était bien prévu pour 2013, espérant cependant ne pas avoir à attendre 2030 (comme son nom pourrait l'indiquer). « Nous produisons environ 50 capsules bi-directionnelles par an, pour tout le monde. Le public est réduit, donc commercialement, ça n'est pas une urgence. Mais du point de vue développement c'est important. Donc nous les produisons seulement pour vous (son à l'image) et pour notre développement ! »

Schoeps propose des microphones comparables, le CMD 2U et le SuperCMIT (canon avec directivité de 2ème ordre, intéressant mais pas synchronisable).

D'autres produits encore, autour de la connectivité, comme l'adaptateur MZLX 8003, pour se connecter à n'importe quel micro électrostatique, condenseur analogique ou micro dynamique, en mono ou stéréo. (Perte de gamme dynamique : 3dB.)

Les kits de connexion Neumann permettent d'insérer 10V en ligne et le micro commence à fonctionner. Même chose chez Schoeps, avec une alimentation très simple, sans télécommande, ni synchro. 13'00

Chez Lake People, le DAC C462 AES-42 D/A, un convertisseur qui permet aux microphones numériques de se connecter directement.

Les DMI-1 et DMI-8, de Neumann. Présentation du deuxième : c'est une interface pour micros numériques. 8 micros peuvent être connectés, tous synchronisables par télécommande, sans nécessité de convertisseur de fréquence d'échantillonnage. Elle inclue toutes les fréquences.

Le DMI-2 portable, intéressant pour les tournages, est une solution pour deux micros, avec une sortie stéréo (AES numérique).16'30

Chez Sound Devices, le 788T est un enregistreur portable 8 canaux, avec alimentation pour micro numérique. Il n'a pas de télécommande de synchronisation mais une connexion possible par carte pour 4 micros numériques. Chez AETA, le 4MinX, un enregistreur portable 4 à 8 canaux et 2 entrées AES3/AES42. Chez Zaxcom, enfin, un enregistreur comparable, « version américaine » et un emt/rec Hf numérique.

Ensuite, Martin procéda a quelques tests en direct du microphone canon.

20'50 Le micro s'identifie dans le programme, affiche sa latence, les informations sont envoyées en direct. Les options : le coupe bas (pour les basses fréquences, vers 160 Hz), la directivité (avec capsule simple, donc non modifiable sans tournevis...), la pré-atténuation (6, 12, 18 dB), le gain... D'après lui cependant, le gain numérique ne sert presque à rien, puisque il ne fait que réduire la gamme dynamique.

26'10 Précisions concernant la connexion.

Puis vint l'essai du KMS 105 D que Martin tenta de pousser à bout. Le peak limiter travaille en permanence. En numérique, il n'y a pas de signal au dessus de 0dB full scale. En cas de signal émanant de la capsule ou de gain trop élevé, il y a ce limiteur dans tous les micros Neumann. Martin précisa que les caractéristiques sont fixes ; d'où le pre-delay, pour que le limiteur puisse « voir » dans le futur et limiter éventuellement le signal, en numérique.

33'10 Test du compresseur.

Les pressions sonores trop élevées sont improbables. La saturation se produit à plus de 135dB, en cas de beatbox par exemple, si le chanteur mange le micro, ce qui est généralement contre-indiqué... 38'15

Le compresseur est un « airbag » technique et non un outil artistique. Les interférences des mobiles n'entrent pas par le micro en tant que tel mais par le câble. Depuis 2000, beaucoup d'efforts ont été fait à ce titre.

42'12 S'agissant de l'intégration des micros avec les différentes interfaces, Martin cita quelques exemples. Dans un festival à Regensburg, en 2011, 48 microphones numériques ont été employés, par une connexion Ethersound, deux consoles, et peu de câblage. Quelques photos d'un reportage à bord d'un porte-avion, le USS Nimitz, furent présentées. Sur ce type d'embarcation, le radar est très puissant et brouille toute transmission. D'après le journaliste canadien de C-TV, le petit hyper-cardioïde est le seul à avoir tenu le coup.

Il évoqua une autre expérience numérique, en Belgique, avec une configuration de son en relief AURO 3D, composée de 20 micros cardioïdes dans toutes directions (surround plus la hauteur). Images à l'appui, l'expérience nous montre le vol d'un F16 de la Air Force Belge : pré-atténuation maximale pour les micros équipés, des clippings pour les autres. Le télé-controle a montré un minimum enregistré de -6dB et un maximum de 147dB SPL. Martin indiqua que, malgré le caractère proprement sonore de l'expérience, l'armée avait autorisé quatre personnes sur place, dont trois pour l'image et seulement une pour le son ! 54'20

FIN de la 1ère partie

Une grande pause, cette fois-ci, avec le fameux buffet, mis en place par Vincent Goujon et Michel Casang, permit au intervenants de partager plus d'informations et de recueillir les opinions des ingénieurs présents.

A 20h et des poussières, les débats reprirent par une table ronde, présentée par Pierre-Antoine Coutant, devant une salle toujours au complet, en présence de Guillaume Erhet (Sennheiser), Stephan Leschka et Martin Schneider (Neumann), Jean-Pierre Beauviala (Aaton), François Staman (AETA), Florence Hermitte (Ing son Musique ) et William Larmonica  (technicien).

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Florence prit la parole et indiqua que son travail se partage entre tournages et prise de son musicale. Elle témoigna tout de suite de son attachement au microphones numériques Neumann, idéaux pour une prise de son complexe, dans une acoustique naturelle mais protégée des bruits environnants. Pour elle et pour William (qui l'a aidé dans l'installation), ils paraissent parfaitement adaptés à leur utilisation (musique classique). L'interface RME permet d'enregistrer directement en multi-piste. Les Neumann rendent un naturel de couleurs qui constitue un progrès. (2.1) 2'00 Elle se passe désormais de préamplis trop volumineux, des conditions, selon elle, favorables aux tournages.

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Elle utilise deux enregistreurs en doublon. Le mixage, dans son cas, se fait à la prise de son. La balance et les réglages sont donc un peu plus compliqués, mais c'est là que se fait la couleur du son. Il y a moins de surprise, elle dit s'y être retrouvée tout de suite (souplesse, marge de manœuvre) et ne constate aucune perturbation à chaque changement de micro.

4'30 « Le bon rapport signal sur bruit est évident, c'est très silencieux, sans souffle (même enregistré de loin). En revanche, si le gain est trop faible, il n'y a pas autant d'informations. Malgré les deux convertisseurs, il y a une perte, même si le son n'est pas abîmé. »

D'après William, la mise en place technique est très simple, similaire à un ensemble analogique. Il n'a presque pas eu à intervenir techniquement. Pour Florence, c'est même simplifié car il y a moins de machines à mettre en route.

Configuration : 8'00

Le seul accroc est dans l'adaptation à la manipulation de la souris, par rapport aux boutons classiques. Le RME a pour avantage d'avoir différents formats de sortie. Entre les deux enregistreurs MX2424 et Protools, d'après elle, le Tascam s'en sort mieux car c'est une machine dédiée. Quelqu'un l'interrogea sur la différence avec le MADI. Pour elle, le Tascam a une meilleure définition de tout le spectre sonore. Dans la dynamique également, aucune disparition ou tassement ne se fait entendre. Le Protools ne paraît pas aussi bon globalement, le Piramix semble flatteur et puis ça ne tient pas sur la longueur. 14'00

Il n'y a pas deux machines identiques, c'est très sensible. 15'10 Que ce soit enregistré sur Protools, Piramix ou Tascam, le système d'écoute reste le même, seul les fichiers changent et sont comparés.

15'45 Protools portable.

Selon Jean-Pierre Beauviala, sur Protools, il y a du jitter sur les horloges, avec un effet nocif sur la sortie.

Pour répondre à une question sur les différences entre les fabricants, pour les composants de la conversion, François Staman, citant les principaux fabricants (Analog Devices, Texas, Chrystal, AKM), confirma qu'il y avait à boire et à manger. 19'10

Jean-Pierre : « En analogique, sur enregistreur de type Cantar, on peut régler finement le retard de propagation entre la source et tel ou tel micro. Peut-on mettre un retard réglable chez vous ? »

Martin : « Pas directement dans le micro mais nous signalisons combien d'échantillons ça dure. Ca dépend aussi de la fréquence d'échantillonnage. Mais il n'y a pas encore de delay pour compenser la distance dans le micro. 22'00

Quelques questions aux fabricants abscents:

Vincent Magnier, également utilisateur (du SuperCMIT qui l'a un peu dérouté), nous fit partager quelques questions posées aux fabricants.

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Glenn Sanders, de Zaxcom :

« Pensez-vous que les micros numériques prendront de l'importance dans le cadre des tournages ? »

« Oui, ils seront utiles car les fabricants ajoutent des fonctions spéciales qui ne peuvent être implémentées hors du microphone. Comme par exemple, la réduction de bruit, la directivité... »

Même question posée à Stephen Fichter, de Sound Devices :

« Nous sentons un intérêt croissant et parfois un peu méfiant de nos clients. Il est difficile aujourd'hui de prévoir le succès auprès de la communauté du son à l'image. »

Glenn Sanders :

« Comment ces micros évolueront-ils ? »

« Ils devront d'abord consommer moins et donner une qualité supérieure ou équivalente à la solution analogique. Il leur faudra aussi des prix compétitifs avec leurs concurrent analogiques pour assurer leur succès. »

Il n'a pas souhaité répondre aux interrogations sur les futures fonctions, comme le contrôle des DSP, le niveau virtuel, etc. Du côté de Stephen Fichter, ils attendent avant de connaître les bénéfices de ces fonctions. Pour l'instant, rien de particulier n'est prévu.

Pierre Blanc, de Sonosax, ne doute pas, quant à lui, de l'intérêt du numérique pour la prise de son musicale, mais leur imagine peu d'avenir, sous leur forme actuelle (AES42), pour le tournage en extérieur. Ils sont trop gourmands (environ 1W par micro) et il y a un problème de conversion d'échantillonnage en entrée (consommation encore).

A priori, le micro numérique est idéal car le convertisseur est adapté à la pression maximale de la capsule. Mais, d'après lui, un très bon préampli couplé à un bon convertisseur permet de mieux jouer sur le contrôle de la dynamique.

33'00 Florence nous fit partager son expérience avec une chanteuse qui remplissait jusqu'à la limite de l’acoustique, causant une certaine inquiétude. Elle n'a pourtant pas constaté de distorsion. « Le micro analogique aurait sans doute beaucoup plus souffert. Il faut les essayer. »

Ce qu'elle a d'abord fait chez Tapages, dans un environnement très vivant. Elle a tout de suite pensé aux possibilités sur tournage. Les sources lointaines sont mieux définies donc moins parasitées. La portativité reste cependant un problème. Elle n'a qu'une réserve, sur le micro omni, le 183, pour lequel elle sent une certaine dureté.

35'50 François Staman.

« Lorsque j'achète le micro, il faut que je précise à quelle fréquence je veux le faire travailler, puisqu'il peut fonctionner entre 44 et 192kHz de fréquence d'échantillonnage.

Lorsqu'on a développé le 4Minx, on a essayé de le rendre polyvalent, pour permettre aux KMD de fonctionner en mode 1 ou 2. »

Martin précisa que le pilotage est possible en mode 2. « On envisage de passer en mode pilotage mais ça risque de compliquer les menus. »

D'autres préoccupations se firent entendre concernant les longueurs de câble supérieures à 100m. Le signal à l'autre bout risque d'être dégradé par les caractéristiques de capacité parasites du câble, l'information numérique sera difficile à récupérer. Cela pose évidemment des problèmes pratiques.

« L'alimentation 10V suffisamment dimensionnée est prévue pour alimenter deux micros numériques gourmands (type SuperCMIT). Mais une machine comme celle là va consommer 5W, et l'autonomie sera diminuée de moitié. Pour le mobile portable, cela paraît compliqué, par exemple pour une perche. »

41'00

Pour Martin et ses équipes, il y a un grand débat autour du gain en numérique. Doit-on le placer dans le micro, dans le mixeur, ou après l'enregistrement, dans le protools ?

L'alimentation est un autre problème important. Le D01 a une consommation de 150mA, pour être dans le standard, le KMD divise ce chiffre par deux.

« Nous avons choisit 10V d'alimentation à la source, le micro n'utilisant que 6V, le but étant d'assurer au moins 100m entre micro et alimentation. Mais 100m à 150mA équivaut à une perte de quelques volts. Le poids le plus important sera toujours lié à la batterie. »

Jean-Pierre : « Il faudrait simplifier au maximum la structure électronique du micro, histoire de pouvoir réduire le gain au niveau de la cellule, régler la tension, et laisser tomber tous les autres réglages (l'équalisation, le filtrage peuvent être fait en aval, dans l'enregistreur). Toutes les commandes analogiques peuvent s'appliquer sur la chaîne numérique. Les commandes sont les mêmes. »

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« Les capsules qui équipent les corps numériques KMD sont différentes de la série KM100, pourquoi ? »

Martin : « Le système KM100 est composé de capsules actives, pas seulement le diaphragme et l’électrode mais aussi le convertisseur d’impédance. L'avantage de la sortie de capsule active est dans l'impédance basse, avec un signal transmissible à 50m, sans problème. Chez Schoeps, la capsule est passive et les accessoires actifs. Il y a un convertisseur d'impédance dans l'accessoire. 1'01'30 Si l'on a vraiment besoin de câble pour détacher la capsule, ça coûte cher. La télévision peut payer mais pas tout le monde. Il était nécessaire de créer ce nouvel équipement même s'il n'est pas forcément compatible avec l'ancien matériel. 1'05'00 Il fallait inventer quelque chose, sinon nous aurions dû payer des droits à Schoeps. »

Dans le public : « Le gros frein du numérique portable concerne donc la consommation. Apparemment, on ne peut pas piloter le micro à partir de l'enregistreur. L'AES42 est il le bon format pour ces micros ? »Jean-Pierre : « Le format 42 est le bon. Le Cantar est prêt pour cela. 1'09'15

Le gros avantage du numérique est de pouvoir tout gérer en software, par IP. »

Pour Guillaume, le RAVENNA est d’ores et déjà une solution adaptée, mais il reste à déterminer comment ces appareils communiquent. Il faut un protocole et cela peut prendre encore du temps. Le projet Ravenna regroupe Schoeps, Aeta, Neumann, Sennheiser, Digigram, Lavo, inovasson, Genelec...

Les solutions existantes demandent des adaptation et les problématiques d'autonomies sont essentielles, surtout pour l'audiovisuel. Des solutions peuvent être trouvées rapidement. Comment rendre le matériel existant plus facile à utiliser ? Quels paramètres doivent être organisés dans le micro et dans l'enregistreur ? La discussion continue.

1'18'00

Jean-Pierre : « Dans le récepteur Zaxcom on peut sortir de L'AES3 pur. Et ils ont un émetteur sur lequel on peut brancher un micro en AES42. C'est le futur. Mais il faut une ceinture de batterie pour alimenter le récepteur et le micro... »

Dans le public : « Nous travaillons souvent seul et les situations se présentent au fur et à mesure. Du coup, un compresseur dans le micro peut se révéler très utile. Par ailleurs, le passe haut à l'intérieur du micro m'intéresse. » 1'23'00

Martin : « Un filtrage en analogique avant le convertisseur est possible, plus éventuellement un compresseur limiteur analogique. Mais comment télécommander tout cela, sans parler de la consommation qui augmente. L'avantage est que nous connaissons exactement la capsule et la tension à sa sortie, tout comme le convertisseur, donc nous pouvons les adapter de manière optimale. Le premier circuit analogique est un atténuateur de quelques dB. En cas de sortie de capsule trop puissante, sans filtrage on atteint 135dB de SDPL maximum, sans que rien ne change dans le convertisseur.  Il est rare de rencontrer, en extérieur, une pression de 135dB. Dans la plupart des cas, on peut faire le filtrage coupe basse, après le convertisseur en numérique. L'analogique n'est pas aussi simple à télécommander.

Si ça devient trop fort, on peut toujours utiliser l'atténuation, à 40, 80, 160Hz. Je regrette que ce réglage soit fixe. Dans le premier standard, il n'y avait pas de fréquence déterminée. »

1'30'20

Pour répondre à certains témoignages du public, étonnés de ne pas voir plus  d’options directement accessibles sur les micros numériques, par exemple concernant la latitude de filtres, Jean-Pierre répondit qu'on ne peut pas demander tout et son contraire. Une réduction de la consommation des micros à coût d’investissement constant oblige à ne pas surcharger les micros d’options. Dans une chaîne audio-numérique, les réglages peuvent être implémentés sur l’enregistreur, plutôt que sur le micro, sans influence sur la qualité.

Une autre question sur la couleur du son numérique fut posée. Florence confia avoir utilisé toutes sortes de préamplis (Sonosax, Cooper...) : « Il y a des différences certaines en analogique, ils ont une personnalité. Mais je ne suis pas sensible aux couleurs très marquées et je vais vers le naturel (même si je peux comprendre l'intérêt artistique de la chose). Pour cela, le numérique va dans mon sens. C'est dans le placement des micros que je cherche la couleur. Pour autant, j'y retrouve la personnalité des micros Neumann. »

1'36'17

Martin : « Les modes 1 et 2 ne concernent que la synchronisation. Le mode 1 est sans synchro. »

Public : « Pourquoi s'embête-t-on à piloter tout un tas de choses dans le micro alors qu'on peut le faire dans le recorder ? D'ailleurs, la synchronisation n'est pas nécessaire, puisque qu'il y a les SRC dans tous les enregistreurs. Pour mon métier, le mode 2 ne semble pas avoir d’intérêt. »

Martin : « Cela va dépendre des applications, en effet. Les composants de télé-controle ne sont pas chers. Le protocole est compliqué, mais si on l'a fait une fois, la deuxième est simple. Pour le live en numérique, les SRC ajoutent 7ms de latence. Sur scène, ça ne marche donc pas. »

Pour Guillaume aussi, en matière d'enregistrement de musique classique, le mode 2 peut être utile. Au cinéma, le 1 est préférable. « Un micro en mode 2 peut fonctionner en mode 1, mais l'inverse n'est pas vrai. »

D'autres interrogations : « Si je pars avec quatre micros numériques et un 4Minx, par exemple, je vais devoir brancher mes deux micros numériques sur une prise XLR, et je ne sais pas comment faire... »

« Quand pensez vous sortir des pré-amplis stéréo ou des micros stéréos en numérique ? »

Martin : « On ne peut pas brancher des micros non synchronisés sur le même câble, c'est synchrone seulement après la SRC. Si l'on branche le seul micro stéréo MZD8000 de Sennheiser, le signal est reçu en stéréo. On utilise, en numérique, les mêmes câbles en stéréo, avec deux canaux qui équivalent à un signal en analogique. Les deux doivent être synchronisés. » 1'43'00

Neumann prévoit un numérique stéréo dans un futur proche.

Extrait : 1'45'00 – 1'50'00

Public : « Que se passe-t-il si l'on utilise les deux technologies en même temps, par exemple une perche numérique et des Hf ? »

Jean-Pierre : « J'ai eu un cas de ce type en Allemagne, avec une perche AES Zaxcom, en entrée numérique. Il y a une latence de 7ms. Du coup, on règle toutes les entrées analogiques avec 7ms de delay, pour être en phase. Et ça se passe très bien, sans bruit de fond. »

D'autres interrogations se firent entendre concernant la rationalisations de ces retard. Sont-ils systématiques ? Maîtrisables ? 2'00'00

François de Morant : « Dans la préparation, on peut imaginer un signal clap, depuis un micro numérique et un analogique à la même distance, avec toutes les capsules sur un point 0 idéal. Une source de référence est envoyée, tous les différents traitements arrivant à la machine et les décalages entres les technologies pourraient être prévus, pour être prêts en toutes circonstances. D'ailleurs, le Cantar a un détecteur de clap. Le delay est-il garanti toujours fixe ? »

Martin « C'est constant mais il dépend de la fréquence d’échantillonnage. On peut donc faire le calcul avec différentes fréquences car c'est toujours le même algorithme. Concernant un Hf avec la liaison numérique, la latence peut varier de manière plus chaotique. Ca devient une difficulté majeure à cause de l'encodage. »

Guillaume demanda si quelqu'un avait déjà réalisé un projet uniquement en numérique sur un tournage et ne trouva pas de client. L'on objecta que la filière supposait une utilisation systématique de micros HF, empêchant pour l'instant une chaîne numérique homogène. Pour d'autres, il y a encore un côté usine à gaz, un peu rédhibitoire.

Guillaume cita la captation du groupe "Archive" en festival : les retours furent très positifs, les ingénieurs très impressionnés par la qualité des signaux en terme de densité sonore.

La pertinence du tout numérique n'étant pas encore vérifiée dans l'activité du « son à l'image », Guillaume proposa une aide technologique, en complément de matériel, pour tout projet de tournage prêt à tester le "numérique".

Les derniers mots furent prononcés peu avant 23h, par Pierre-Antoine Coutant et par la traditionnelle intervention du président, François De Morant, qui encouragea les membres à se présenter au comité d'administration, pour conclure cet atelier sur les micros numériques, sous les applaudissements.

Globalement, d’après cet atelier voici un résumé des avantages et inconvénients des micros numériques :

- Chaîne complète de travail numérique

- Meilleur rapport signal/bruit

- Plus grande plage dynamique sans risque de saturation

- Meilleure définition du son. Couleur quasi identique à celle d’un micro analogique, mais avec beaucoup plus de détails.

- Mise en œuvre facile

- Possibilités de réglages supplémentaires directement sur le micro, accessible par interface informatique.

Mais :

- Micro énergivore. Consommation importante, équivalente à celle d’un enregistreur portable lui même (type Cantar).

- Compatibilité difficile avec les liaisons HF analogiques, hybrides et à fortiori numériques en raison de l’accumulation des différents délais de traitement (problème de phase).

- Les types de liaison actuelles ne sont peut-être pas adaptées à la prise de son portable. Il faut réfléchir à des liaisons économes en énergie et en coût et ne proposant pas toute une série d’options énergivores inutiles et difficiles à mettre en œuvre en prise de son portable. Des pistes existent déjà.

- Les utilisateurs présents (principalement des opérateurs du son de terrain) aimeraient une mise en œuvre transparente et aussi simple que pour des micros analogiques.

Quoi qu’il en soit, pour nous permettre d’avancer et d’avoir un retour d’expérience, Sennheiser France (marque Neumann, Sennheiser…) se propose d’apporter un soutien significatif à une expérience de terrain, pour de la prise de son audiovisuelle, avec des micros numériques.

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